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16 mai 2017 - 08:48

Les organismes s’inquiètent de la centralisation en santé

Par Salle des nouvelles

Lundi dernier, les organismes communautaires autonomes de la région ont à nouveau interpellé le conseil d’administration du Centre Intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSSL) afin de s’assurer du respect du cadre lanaudois de financement dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) suite à l’annonce d’investissement dans ce programme par le MSSS. 

En tant qu’interlocuteur des organismes communautaires autonomes financés par le PSOC dans la région, la TROCL a cru opportun de rappeler au conseil d’administration que « le grand écart entre le financement demandé et reçu est de 32.8 millions de dollars cette année, alors qu’il était de 29.5 millions en 2016 dans la région. » Le coordonnateur de la TROCL, Hugo Valiquette souligne que « c’est très important que la population soit au courant de cet écart », car les Lanaudoises et les Lanaudois en sont grandement affectés. Il est important de se rappeler qu’au Québec la grande majorité des 4000 organismes d’action communautaire autonome sont sous-financés. En fait, en additionnant les besoins exprimés par les organismes, en fonction des besoins exprimés par les membres de ces organismes, la campagne de mobilisation Engagez-vous pour le communautaire estime que le manque à gagner s’élève à 475 millions par année, dont 355 millions de dollars en santé et services sociaux. Dans le dernier budget, le ministère a annoncé une maigre indexation de 0,7 % et un rehaussement de 10 millions au programme de soutien aux organismes communautaires en santé et services sociaux! « Wow, 10 millions…! Malheureusement, ça ne représente que 2 % des 475 millions qu’il faudrait vraiment investir dans le communautaire. Le montant est si peu élevé qu’il irrite tout le monde d’autant plus que le gouvernement a fait des annonces d’investissements au moment du budget qui ont considérablement diminué pendant l’étude des crédits budgétaires! » souligne l’agent de communication de la TROCL, Samuel Mainguy. Le coordonnateur souligne par ailleurs qu’il est impossible de « suivre la hausse des frais de fonctionnement avec l’indexation proposée, et ce, même en excluant l’indexation des salaires qui ne bougent pas depuis des années ». 

Confrontée au sous-financement vécu depuis de trop nombreuses années par les organismes communautaires, la TROCL a demandé au conseil d’administration si les nouvelles sommes pour la région issue du 10 millions annoncé pour le PSOC dans le dernier budget allaient être redistribuées en respect avec les méthodes de redistributions régionales adoptées par le CISSSL. Malheureusement, l’assemblée a reçu une réponse surprenante qui selon Samuel Mainguy « nous laisse croire que la centralisation et le contrôle du Ministère de la Santé et des Services sociaux exercés par le ministre Barrette et la ministre Charlebois lient les mains des gestionnaires des CISSS. En fait, ils ne peuvent même pas respecter toutes les spécificités régionales ». Le président du conseil d’administration M. Perreault se demande même s’il ne s’agit pas d’une nouvelle tendance du ministère de cibler des clientèles lorsque de nouvelles sommes arrivent. M. Perreault, réitère qu’au CISSS, « quand ça arrive ciblé, c’est ciblé ou bien l'on passe à côté ». 

Avec de telles réponses, la TROCL se désole de voir que le gouvernement fasse fi des besoins régionaux et saupoudrent l’argent des contribuables ici et là sans vouloir respecter les ententes et les travaux régionaux qui ont été réalisés depuis plusieurs années dans un contexte de travail exemplaire et respectueux tant par le CISSS de Lanaudière que par la TROCL.

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