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6 octobre 2016 - 16:02

Le travail des techniciens et professionnels de la santé bafoué

Par Salle des nouvelles

Plusieurs syndicats CSN des établissements de santé des Laurentides se sont à nouveau présentés au Conseil d’administration du CISSS des Laurentides, le 5 octobre 2016 à Saint-Jérôme, afin d’obtenir des précisions sur l’application des mesures gouvernementales, particulièrement pour les secteurs où œuvrent les techniciens et professionnels de la santé.
 
Informé des préoccupations des professionnels qui seront transférés des CLSC vers les cliniques privées (GMF), le directeur de la santé mentale, M. Daniel Corbeil, a balayé du revers de la main les inquiétudes des représentants syndicaux. « Pourtant, en ce moment même, les GMF ne sont pas en mesure d’accueillir les professionnels des CLSC. De plus, la direction a choisi d’investir des fonds dans les GMF plutôt que d’opter pour la proposition moins onéreuse du syndicat CSN qui préfère la collaboration entre les travailleurs sociaux du CLSC et les médecins du GMF, dénonce Jean-François Boucher, nutritionniste du Syndicat des employé-es du CSSS des Pays-d’en-Haut – CSN. L’attitude pour le moins désinvolte de la direction du CISSS des Laurentides nous fait craindre le pire, non seulement dans le dossier des GMF ou de la centralisation des laboratoires médicaux vers Laval, mais aussi sur les priorités de travail », ajoute-t-il.
 
Les statistiques au détriment du service à la population
La semaine dernière, la direction annonçait aller de l’avant avec la centralisation des laboratoires médicaux vers Laval et avançait sans analyse sérieuse le chiffre de 10 % de pertes d’emploi. « Nous refusons ce chiffre global qui ne tient aucunement compte de la réalité régionale », ajoute Jean-François Boucher. Les pourcentages pourront certainement être plus élevés dans certains centres hospitaliers particulièrement au nord de la région. En conséquence, des emplois de qualité seront perdus et les services à la population transférés vers les grands centres, dans le cas des Laurentides, vers Laval. 
 
Nouvelle mesure en CLSC dictée par des impératifs administratifs
Sans consultation préalable et afin de réduire les listes d’attente des programmes de soutien en réinsertion sociale et en santé mentale, la direction du CISSS a unilatéralement décidé de relayer la tâche aux intervenants sociaux, et ce, sans égard à leur charge de travail auprès d’une population en détresse. Pour le syndicat, il s’agit d’une nouvelle démonstration que les prérogatives du CISSS sont axées sur la conformité administrative plutôt que le temps accordé aux services.
 
La CSN et ses syndicats toujours vigilants
Depuis la fusion imposée des CSSS par le gouvernement, les syndicats de la santé et des services sociaux CSN des Laurentides questionnent sans relâche la direction régionale du CISSS sur les effets de la politique Barrette. Pour la CSN, il importe de toujours suivre de près cette réforme qui vise la privatisation de notre réseau public. « Le CA du CISSS ne peut avoir le champ libre, car il banalise systématiquement les compressions et appuie aveuglément les commandes du gouvernement qui n’a jamais reçu le mandat de dépouiller voire détruire le réseau. Nous continuerons à intervenir à tous les paliers décisionnels et faire pression sur ce gouvernement », confirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides regroupant l’ensemble des syndicats CSN de la région.

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