Culturel

L’expérience du Cirque Éloize au service des finissants en théâtre

14 décembre 2012
Christian Côté

Du 15 au 19 décembre, les finissants en interprétation et production théâtrale du collège Lionel-Groulx présentent l’œuvre Blastes (17) dans une mise en scène du chorégraphe Dave St-Pierre.

Après une vingtaine de semaines de travail intense, les finissants du département de théâtre du collège Lionel-Groulx présentent, quatre soirs de suite, la pièce Blastes (17) inspirée des œuvres de Rodrigo Garcia.

La mise scène de Dave St-Pierre, plutôt inhabituelle pour ces élèves couramment tournés vers des présentations théâtrales plus classiques, propose des chorégraphies dignes de son passage au Cirque du Soleil et récemment au Cirque Éloize. « C’est un spectacle qui se distingue sur le plan technique des présentations courantes. Dans Blastes (17), les comédiens doivent physiquement s’entraîner, ce qu’ils n’ont pas à faire normalement. Le texte passe par le mouvement. C’est le non verbal qui rend le spectacle », a précisé le jeune directeur de production Pierre-Olivier Valiquette.

Sur le plan du décor, les étudiants ont eu à développer un environnement tout aussi inhabituel, très dépouillé par rapport aux décors couramment conçus. Au fil de l’évolution de la présentation, des éléments mobiles viendront peu à peu concrétiser l’environnement des comédiens-acrobates. « Notre metteur en scène travaille souvent avec des moyens techniques plus grands. En fonction de ce dont nous disposons, nous avons répondu à la demande de Dave St-Pierre », a précisé Serge Caron, le professeur responsable du plateau de la pièce du créateur espagnol.

Ce contexte fait dire à l’assistante de la mise en scène, Maryse Gagnon, que l’avenue empruntée par les étudiants avec St-Pierre, avec qui ils tenaient à travailler, amène tout l’aspect conceptuel sur une autre piste.  « Ici, la musique prend toute son importance. Elle devient un personnage en soi », a-t-elle souligné.

L’oeuvre

Blastes (17) dissèque l’être humain, l’écorche pour le dénuder et l’exposer dans une vitrine. À travers une suite de tableaux crus et colorés, les mots de Garcia confrontent l’Homme à lui-même. Sont mis à nu ses doutes, ses peurs, ses questionnements, l’écho de sa voix qui reste sans réponse. Humour, dérision, violence, vice, absurdité, isolement, désir et corps sont au rendez-vous.