Éducation

Dans les souliers des Nations Unies

De Sainte-Thérèse à New York

21 mai 2015
Simon Servant

Une quinzaine d'étudiants du Collège Lionel-Groulx ont vécu une expérience inoubliable, car ils ont récemment participé à une simulation des Nations Unies, à New York.

Pendant plus d'un an, Fabien Torres, enseignant en sociologie au collège, et Frédéric Morier, enseignant en sciences politiques, ont encadré et ont formé ces jeunes afin qu'ils puissent se mettre dans la peau de grands décideurs mondiaux, le temps d'une semaine.

Bien que les deux hommes se doutaient que cette simulation amènerait son lot de travail et une implication sans borne, les 16 heures par jour passées à échanger sur les différents aspects de la politique se seront matérialisées en une expérience inoubliable.

« En ce qui me concerne, c'est le plus gros projet pédagogique auquel j'ai participé. J'ai fait énormément de découvertes et de nouvelles connaissances. Ça m'a permis de travailler avec les étudiants et aussi mon collègue », a témoigné M. Torres.

Enrichissement immédiat

Cet événement reconnu à travers le monde offre une perspective gigantesque du travail accompli au quotidien et certains étudiants du Collège Lionel-Groulx, qui côtoyaient des étudiants plus âgés de plusieurs universités, ont peut-être trouvé leur voie pendant cette semaine.

« Au départ, je n'avais pas vraiment d'intérêt pour la politique, mais cet intérêt a débuté l'année passée. Je ne sais toujours pas pourquoi et comment ça c'est développé, mais dès que j'ai commencé ce projet, je ne pouvais plus en sortir », a affirmé Christopher, un des participants.

Les professeurs ont eux aussi pu se servir de cette expérience pour s'améliorer dans leur enseignement et se nourrir de leur aventure afin de développer de nouvelles qualités.

« Comme professeur, c'est du bonbon de se nourrir d'une expérience comme celle-là. Les enseignants ont toujours le petit défaut de constamment vouloir apprendre et en développant ces relations, ç'a m'a amené à être plus solide dans mon enseignement. C'est toute une fierté de vivre ça. À la fin, nous sommes brûlés, mais heureux », a lancé M. Morier.

Les 16 étudiants ont d'ailleurs facilité la tâche de leurs mentors grâce à leur autonomie et leur motivation. Le stress était palpable, mais ils ont décidé de prolonger les ateliers de formation entre eux.

Expérience à refaire

Il n'en fut pas une tasse de thé de trouver des étudiants intéressés à participer à ce projet, même si c'est ouvert à tous les programmes, mais l'expérience sera définitivement à refaire.

« C'est une fierté d'avoir réussi à amener ce projet dans un collège public des Laurentides qui en était à une première participation. J'étais content de voir que la direction, les étudiants, les partenaires et autres aient embarqué dans l'aventure et nous espérons avoir la possibilité de revivre cette simulation avec des étudiants de première année qui reviendront année après année », a ajouté M. Torres.

La cerise sur le sundae aura définitivement été la mention honorable qu'ils ont reçue, eux qui étaient parmi les plus jeunes, à New York.

« Je profite de l'occasion pour remercier nos deux enseignants. Je témoigne aussi mes félicitations à tous les étudiantes et les étudiants, vous avez représenté le collège avec honneur et ça s'inscrit dans la mention que vous avez obtenue », a conclu Michel Louis Beauchamp, directeur général du Collège Lionel-Groulx.