Un préposé aux bénéficiaires d'un centre d'hébergement de Rosemère est accusé d'avoir agressé sexuellement quatre résidentes dans le cadre de son travail.
Yvon Decelles a été amené pieds et poings liés dans le box des accusés au palais de justice de Saint-Jérôme, hier matin, pour son enquête préliminaire. L'homme de 46 ans aurait profité de son travail au Centre d'hébergement Hubert-Maisonneuve pour faire des attouchements à ses victimes, parmi lesquelles on retrouve une octogénaire.
Des gens vulnérables
Le centre accueille des personnes en perte d'autonomie qui souffrent notamment d'Alzheimer, de sclérose en plaques ou de démence. Hier, une chef d'unité et des employés du centre sont venus raconter leur version des faits. Il nous est toutefois interdit de rapporter leurs propos avant un éventuel procès.
À plusieurs reprises lors des témoignages, l'accusé a hoché la tête de gauche à droite en signe de négation, surtout lors de la description des actes reprochés.
Au Centre de santé Thérèse-de-Blainville qui chapeaute le centre d'hébergement, on dit avoir pris la chose très au sérieux. L'employé qui travaillait comme préposé depuis 2002 a été congédié en décembre dernier.
«Il en va de l'intégrité de nos usagers qui sont très vulnérables. Pour nous, c'est tolérance zéro», dit le directeur général du CSSS, André Poirier.
Ce dernier a été surpris d'apprendre qu'un de ses employés est accusé de tels gestes. «Je travaille ici depuis 24 ans et je n'ai jamais vu ça.»
Dénoncé par des collègues
Les familles des victimes présumées ont toutes été avisées. Les employés qui le souhaitaient ont pu profiter du support de l'établissement. «Nos employés n'ont pas peur de dénoncer une situation inacceptable», souligne le directeur.
Ce dernier dit avoir agi le plus rapidement possible dans les circonstances. «On n'a rien à se reprocher», soutient le directeur.
Depuis les événements, on a notamment resserré les critères d'embauche pour vérifier les antécédents criminels.