Faits divers et judiciaires

Le chœur de l’église ravagé

Eric Mondou

La communauté de l’église Notre-Dame-de-Fatima de Boisbriand a connu un réveil brutal mardi, au lendemain de l’incendie qui a ravagé une partie importante de l’établissement catholique.

Présent mardi matin sur les lieux de l’incendie, le prêtre-modérateur de la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, Michel Jasmin, tentait malgré tout de trouver des mots optimistes.

« La communauté est solide. Elle va se relever rapidement », a indiqué l’homme, visiblement ébranlé par les événements.

Sans vouloir en dire trop, M. Jasmin a pris soin de signaler que la messe de dimanche prochain allait être tenue à 9 h 30, comme à l’habitude.

« Nous avons une réunion pastorale dans les prochaines heures et nous conviendrons durant celle-ci où se tiendra la messe. Elle risque de se faire très proche de l’église », a-t-il laissé entendre.

Pertes

Le prêtre-modérateur a déploré les pertes importantes de denrées et de vêtements dont les comptoirs d’aubaine et d’alimentation s’occupaient.

« Le sous-sol était plein. Et c’est maintenant complètement inondé. C’est une très grosse perte », a indiqué celui qui depuis 2009 préside les cérémonies religieuses à Notre-Dame-de-Fatima.

En ce qui à trait aux dommages matériels, le chef de division aux opérations du Service des incendies de la Ville de Boisbriand, Éric Galarneau, estime que près de 75 % de l’église auraient été épargnés par le brasier. Le chœur de l’église a toutefois été lourdement ravagé par les flammes. Les dommages matériels sont évalués à près de 100 000$.

Origine suspecte

Ne pouvant pas identifier la cause précise de l’incendie, le Service des incendies de la Ville de Boisbriand a déclaré l’incendie d’origine suspecte.

« L’incendie a débuté violemment dans la petite pièce adjacente à l’église. C’est un endroit dont les gens avaient accès par l’extérieur pour déposer différents objets destinés aux plus démunis », a signalé M. Galarneau.

Selon lui, l’origine électrique ne peut être mise en cause. Pour l’instant, l’enquête a été transférée à la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville.