Publicité

18 février 2021 - 08:29 | Mis à jour : 08:34

La Ville de Blainville cautionnera le prêt de 700 000 $

La Maison de la persévérance verra le jour à Blainville

Par Salle des nouvelles

Profitant du contexte des Journées de la persévérance scolaire, la Ville de Blainville s’associe à trois organismes des Laurentides voués à la persévérance scolaire et à l’économie sociale dans le cadre du projet de la Maison de la persévérance, un établissement qui sera situé sur la 70e Avenue Ouest, dans les locaux abritant autrefois La Zone.

Il s’agit du Centre Oméga (lutte contre le décrochage scolaire), de l’association Panda (réussite scolaire et sociale des personnes atteintes de TDAH) et L’École de l’être (activités intergénérationnelles et multidisciplinaires) qui ont choisi de partager le même toit pour regrouper leurs expertises.

« C’est le regroupement dans un même lieu de trois organisations qui œuvrent dans les domaines de la persévérance scolaire et sociale, de la lutte au décrochage et du soutien aux saines habitudes de vie. La Maison de la persévérance sera un laboratoire vivant où se créera une synergie et où on pourra partager nos ressources humaines et réaliser des économies administratives. Par-dessus tout, ce sera un centre névralgique pour l’économie sociale de notre région, parce que chaque décrocheur représente des centaines de rêves qui s’envolent », a déclaré Inés Escrivá, directrice générale du Centre Oméga.

De son côté, la Ville de Blainville cautionnera le prêt de 700 000 $ consenti par Desjardins à la Maison de la persévérance afin de réaliser les travaux d’aménagement et lui accordera une somme de 350 000 $ que l’organisme remboursera en vertu d’un bail à long terme.

« Le projet de la Maison de la persévérance, c’est justement un rêve qui devient aujourd’hui réalité. C’est un projet régional qui prend naissance à Blainville. Nous cherchions une nouvelle vocation à ce bâtiment de la 70e Avenue qui abritait autrefois La Zone pour les jeunes de Blainville. Dans quelques mois, d’autres jeunes occuperont ces locaux et ils viendront des quatre coins de la MRC. Grâce à la Maison de la persévérance, cet immeuble reprendra vie et deviendra un centre régional de la persévérance scolaire et de la santé sociale », a ajouté le maire de Blainville, Richard Perreault.

Historique du projet et contribution de EMD Construction

Fondé en 1999 et déménagé à Blainville en 2014, le Centre Oméga a vu son équipe grandir au même rythme que sa clientèle, ce qui a incité sa directrice générale, Inés Escrivá, à chercher de nouveaux locaux dès 2018. Le Centre Oméga ne pouvait se résoudre à se déplacer seul dans un bâtiment plus grand et a approché l’association Panda pour pousser la réflexion plus loin. Inés Escrivá et Isabelle Clément (association Panda) ont donc identifié les partenaires potentiels pour finalement trouver la perle rare : L’École de l’être.

« La réunion de ces trois organisations permettra notamment de centraliser trois services au même endroit, le partage de diverses expertises et expériences, le partage des locaux et la maximisation des périodes d’utilisation. Surtout, la Maison de la persévérance contribuera à valoriser les personnes qui la fréquenteront et ces personnes deviendront des agents du mieux-être individuel et collectif », a ajouté Marie-Lou Crête, vice-présidente de l’École de l’être.

Pour l’aider à réaliser son projet, la Maison de la Persévérance a fait appel à un partenaire engagé dans le projet : EMD Construction et son président Francis Charron, président-fondateur de l’organisme Persévérons ensemble soutenant des initiatives liées à la persévérance scolaire. EMD Construction s’occupera des travaux d’aménagement de la Maison de la Persévérance.

Les plans préliminaires ont d’ailleurs été présentés par Isabelle Clément, directrice générale de l’Association Panda Thérèse-De Blainville et des Laurentides. Comme elle l’a mentionné, « Les plans prévoient des espaces exclusifs à chacun des locataires, des espaces partagés et des espaces locatifs. Ces espaces locatifs et disponibles sont très importants puisque ce projet se veut inclusif et ouvert pour toutes les organisations de la MRC et d’autres MRC des Laurentides dont les activités sur le territoire, sont en lien avec la mission de La Maison de la persévérance et nécessitent un espace ».

Francis Charron, président de Bâtimo et vice-président d’EMD construction, est emballé par ce projet qui constitue la suite de plusieurs de ses actions des dernières années. En faisant référence au proverbe africain « Il faut tout un village pour élever un enfant », M. Charron affirme que : « Plus que jamais, avec la COVID-19, nos jeunes auront besoin du village pour obtenir l’aide et les ressources nécessaires afin de sortir de ceci sans trop de dommages. La Maison de la persévérance scolaire et sociale sera un lieu de prédilection pour développer des actions concertées favorisant justement la persévérance scolaire. Nous sommes donc fiers de contribuer au succès de ce projet ».

Quant à l’échéancier des travaux et de la prise de possession des locaux, ils devraient débuter dès la fin du printemps pour que les organismes soient prêts à accueillir les jeunes dès le début de la prochaine année scolaire.

Le maire Richard Perreault s’est dit très enthousiasmé par ce projet mobilisateur pour Blainville et la région : « Nous devons au leadership de trois femmes l’aboutissement d’un rêve qui va certainement conduire à la réalisation d’autres rêves, soient ceux de jeunes et de moins jeunes qui veulent réussir leur vie et faire de leur mieux pour changer positivement leur société. La Ville de Blainville est très fière de s’associer à ce rêve devenu réalité aujourd’hui », a-t-il conclu.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de la Rive-Nord se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de la Rive-Nord collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.