ROSEMÈRE- Président d’Option nationale (ON) dans le compté de Groulx, Alain Marginean estime que Rosemère a autre chose à faire avec l’argent des contribuables que de s’investir dans des procédures judiciaires afin de préserver le statut bilingue de la Ville.
Alain Marginean condamne les actions de la mairesse de Rosemère Madeleine Leduc. Lors de la dernière séance du conseil municipal, le conseil municipal a présenté une proposition visant à s’opposer aux modifications qui pourraient toucher le statut bilingue de la ville.
« Je tiens à déplorer l’approche que nous ne pouvons que qualifier d’antidémocratique concernant ce dossier par les élus de Rosemère. Jamais le conseil n’a consulté ses citoyens avant de prendre cette décision », a affirmé Alain Marginean qui réside à Rosemère depuis 35 ans.
Selon le représentant d’Option nationale, les changements à la loi toucheront principalement à l’affichage et ne concernent en rien le patrimoine historique de Rosemère. « La mairesse Leduc et la députée Daneault essaient de ramener des vieilles chicanes. Avec leurs propos, elles ne font qu’envenimer la situation », a indiqué M. Marginean.
Le citoyen de Rosemère indique que la population est maintenant composée à 75 % de citoyens francophones. « Au lieu de dépenser l’argent des citoyens en frais d’avocat, on pourrait investir cet argent ailleurs dans des activités visant à réunir les communautés », a dit Alain Marginean.
Leduc reste sur ses positions
À la Ville, Madeleine Leduc a tenu à justifier sa prise de position en faveur de la conservation du statut bilingue. « Dépenser 20 000$ par année en service de traduction et d’affichage n’est pas une dépense faramineuse pour préserver le patrimoine historique de Rosemère. Ce n’est pas comme si on dépensait la moitié du budget de la Ville », a défendu Mme Leduc.
Le statut quo
Si Option nationale plaide pour que Rosemère ne s’engouffre pas dans des dépenses financières en lien avec la défense de son statut bilingue, Wendy Gurd plaide pour le statu quo.
«Les relations entre les citoyens de Rosemère ont toujours été bonnes. Pourquoi changer quelque chose à cela surtout que changer l’affichage représenterait des coûts pour la société», a décrit Mme Gurda.
Contrairement à Wendy Gurd, Alain Marginean estime au contraire que la paix linguistique de Rosemère n’a pas toujours été au rendez-vous. Il pense entre autres aux dépenses reliées à la sécurité policière et à l’entretien à la suite du vandalisme.
«Des dépenses de 30 000 $ pour la traduction et l’affichage à chaque année pour une population formée à 75 % de francophones, c’est quand même à considérer», a défendu Alain Marginean.
Habitant Rosemère depuis de nombreuses années, Wendy Gurd a expliqué qu’elle a eu la chance d’envoyer ses enfants à l’école française, une richesse selon elle. «J’aimerais que mes amis francophones aient la même chance que j’ai eue en pouvant envoyer leurs enfants dans l’établissement de leur choix», a-t-elle expliqué.
Selon elle, le bilinguisme de Rosemère est un bel exemple pour le reste du Canada.