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Quand les ITSS sont silencieuses

durée 09h25
21 mai 2010
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Par Josiane Yelle

La plupart des personnes atteintes d'une infection transmise sexuellement et par le sang (ITSS) ne présentent aucun symptôme, et pourtant, force est d'admettre qu'elles sont plus souvent présentes qu'on le pense. Pour cette raison, entre autres, la transmission des ITSS est en augmentation. Uniquement dans les Laurentides, plus de 2 500 cas ont été déclarés en 2009.

Ce chiffre ne reflète toutefois pas la réalité, puisqu'on estime qu'un tiers des personnes infectées ignorent qu'elles le sont, car elles ne présentent pas de symptômes caractéristiques. Selon le site Internet tasjuste1vie.com, 9 personnes sur 10 ignorent qu'elles ont l'herpès ou le VPH (virus du papillome humain).

Louis Rousseau, agent de recherche et de prévention des ITSS pour l'Agence de santé publique des Laurentides, trouve la situation préoccupante chez les jeunes de 15-24 ans. «Depuis les cinq dernières années, le nombre de cas de chlamydia ne cesse d'augmenter et le taux d'incidence pour ce groupe d'âge est 10 % plus élevé que celui de la province. Actuellement, les 15-24 ans constituent environ 65 % des cas de chlamydia déclarés, ce qui représente plus de 70 % des cas d'ITSS chez les filles et 50 % chez les garçons».

Il ajoute, par ailleurs, qu'entre 2004 et 2008, «le taux d'incidence de la gonorrhée a pratiquement doublé et les jeunes représentent maintenant près de 50 % des cas. À l'égard du VIH, la région les Laurentides présentait, en 2008, environ 4 % des nouveaux diagnostics déclarés de la province».

Des causes identifiables

Parmi les principales causes, il semblerait que les jeunes portent en majorité le condom lors des premières relations, mais l'abandonnent par la suite, avant le test de dépistage. «Malheureusement, les normes sociales et morales ne sont pas orientées vers le port du condom systématique. Beaucoup d'efforts doivent être faits et tout le monde doit mettre la main à la pâte», croit M. Rousseau.

Quant au VIH, la diminution de la communication entourant le SIDA depuis les années 90 et l'arrivée de thérapies plus efficaces auraient contribué à faire diminuer la méfiance et la protection. «Les gens ne meurent plus nécessairement autant et ça entraîne un effet pervers quant aux habitudes sécuritaires de la sexualité, craint Louis Rousseau. Quel que soit l'ITSS, si la personne l'a à répétition, ça cause beaucoup de dommages jusqu'à l'infertilité. Il faut donc que les jeunes soient beaucoup plus au courant».

Celui-ci trouve d'ailleurs dommage que les cours de formation personnelle et sociale aient été enlevés du corpus d'enseignement, mais il semblerait qu'il y ait un élan pour développer de nouvelles approches.

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