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Les ménages à faible revenu sont pénalisés

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22 juin 2010
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Par Josiane Yelle

Bien que le nombre de logements vacants demeure bas encore cette année, il semblerait que ce soit l'augmentation des prix des loyers qui cause, présentement, plus de difficultés aux ménages.

Dans la MRC Thérèse-De Blainville, le taux de logements inoccupés est de 2 %, alors que la normale établie par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) est de 3 %. En-deçà de ce seuil, qui prévoit que l'offre est suffisante pour que les locataires parviennent à se trouver un toit, l'avantage est définitivement du côté des propriétaires de logements. Puisque la demande est plus grande que l'offre, ils peuvent ainsi se permettre d'augmenter le prix de leurs loyers en étant pratiquement assurés de les louer.

François Saillant, coordonateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), indique que son organisation s'inquiète donc davantage de l'effet que les augmentations de loyer, subies au cours des 10 dernières années, ont eu sur l'offre de logements à bas prix que du manque de logements comme tel. En effet, seulement au cours de la dernière année, les logements de la MRC Thérèse-De Blainville ont connu une augmentation de 4,6 %. Le prix d'un logement moyen est ainsi passé de 607 $ à 635 $ par mois. «Alors que la crise du logement affectait l'ensemble des locataires auparavant, elle affecte désormais davantage les ménages à faible revenu», précise celui-ci.

Des listes d'attente pour les HLM

C'est en effet le cas dans les différents offices municipaux d'habitation des municipalités de la région, où les listes d'attente sont d'ailleurs loin d'être courtes à certains endroits.

À l'Office de Sainte-Thérèse, par exemple, 140 personnes attendent toujours qu'un des logements des 158 habitations à loyer modique (HLM) se libère. «À ma connaissance, nous n'avons toutefois personne qui n'a aucun endroit où se loger, indique Isabelle Pépin, responsable de l'Office municipal d'habitation de Sainte-Thérèse. Les personnes en liste d'attente sont des locataires qui ont présentement un logement mais qui, financièrement, n'arrivent pas. Ils font donc une demande de sorte d'avoir accès à un HLM.» À l'Office municipal d'habitation de Blainville, quelque 74 personnes sont également sur les listes d'attente.

Selon le dernier rapport de la Société d'habitation du Québec (SHQ), la région des Laurentides comptait environ 2 481 HLM au 31 décembre 2009. Pendant ce temps, quelque 1 158 ménages étaient en attente d'un logement de ce type, alors que le délai moyen d'attente pour ces familles était de 25 mois.

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