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Sa prime lui coûte trois fois plus cher

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10 septembre 2010
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Par Dany Doucet / Agence QMI

Parce qu'en l'espace d'un an, elle a connu un petit accident responsable suivi de trois autres plus importants, mais non responsables, une Blainvilloise vient de voir tripler sa prime d'assurance pour un nombre d'années indéterminé.

«J'appelle ça profiter de la malchance des gens», commente Diane Dubois, 51 ans, qui a connu une année de misère après 35 ans de conduite sans reproche. On pourrait aussi appeler ça la loterie de la malchance. Plus la malchance frappe un automobiliste, plus sa prime d'assurance augmente.

Après cette série de malchances, Diane Dubois s'est fait montrer la porte par son assureur, la compagnie Intact, qui ne voulait plus l'assurer.

Depuis, elle a passé de nombreuses heures au téléphone et sur Internet pour se trouver un nouvel assureur. «Ça n'a vraiment pas été facile», dit-elle. Finalement, elle a récemment conclu une entente avec l'Industrielle Alliance, qui a accepté de l'assurer pour 2 083 $ par année, taxes incluses. Mme Dubois était toutefois habituée à payer 612 $, soit 51 $ par mois.

«Le pire, dit-elle, c'est que je ne fais que 12 000 kilomètres par année. C'est donc beaucoup d'argent.»

Comme cette comptable a besoin d'une automobile pour visiter ses clients, elle n'a pas d'autre choix que de payer. De plus, elle loue son automobile à long terme, ce qui l'oblige à s'assurer pleinement.

«Imaginez-vous les parents qui ont de la misère à joindre les deux bouts et à qui une série de malchances comme la mienne arrive. Les compagnies d'assurances nous imposent leur loi, dit-elle, que nous soyons responsables ou non de notre malchance.»

Quatre accidents

Rétroactivement, Mme Dubois n'aurait pas dû réclamer le remboursement de dommages pour un petit accrochage de 859 $ survenu avec son Acura EL, en mai 2008, après avoir heurté une planche en reculant dans un stationnement. Évidemment, cela est plus facile à dire avec le recul, étant donné la suite de choses.

Le 30 novembre suivant, un véhicule l'a frappée par-derrière sur l'autoroute 640 lors d'un ralentissement : un autre 1023 $ de dommages.

En décembre 2008, c'est un véhicule qui l'a heurtée alors qu'elle entrait dans son entrée chez elle : 3017 $ de dommages. Non responsable encore une fois.

Finalement, en novembre 2009, sur le boulevard Laval dans la ville du même nom, un automobiliste la coupe en tournant devant elle à un feu vert : 7223 $ de dommages. Non responsable.

«Ma prime vient de tripler pour un an, mais combien d'années les compagnies d'assurances vont-elles me punir? Ça va finir par coûter une fortune», rage Mme Dubois, qui sait très bien compter elle aussi.

Le modèle canadien

Ce qu'un automobiliste affiche à son dossier ne peut pas durer plus de six ans et, dans le contexte concurrentiel actuel, une prime devrait diminuer dès l'amélioration du dossier de conducteur, estime Anne Morin, porte-parole du Bureau des assurances du Canada (BAC).

Selon elle, Mme Dubois est devenue pour les assureurs une «automobiliste à risque». Si ceux-ci «n'augmentent pas sa prime à elle, dit-elle, ils devront augmenter la prime des autres. C'est le modèle qui a été choisi et qui est considéré comme le plus équitable possible».

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