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Groupe Ricochet, une entreprise en constante progression

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19 mars 2012
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Par François-David Rouleau

Alexandre Vincent et Philippe Roy n'ont jamais hésité en créant leur entreprise, le Groupe Ricochet, située à Boisbriand, qui se spécialise dans l'opération et la gestion de distributrices à confiseries. Avec 6000 dollars en poche, ils se sont lancés en affaire tout en fréquentant l'école des Hautes études commerciales de Montréal (HEC) en 2007.

Alors qu'ils ne comptaient que quatre clients à leur début, ils en possèdent maintenant 200, eux qui entament leur cinquième année d'opération avec une progression fulgurante de 200%.

Les deux entrepreneurs ont fondé leur compagnie car ils adoraient le domaine du commerce aux détails et de la mise en marché. « Nous avions observé que la gestion des distributrices à friandises offrait un beau potentiel. Nous voulions améliorer le produit et son emballage », a révélé le co-fondateur Alexandre Vincent âgé de 27 ans.

Au-delà de leurs observations, ce milieu répondait à plusieurs besoins. Ils voulaient innover et être créatifs. C'est surtout l'interaction avec les clients qui les animait.

Mais pour en arriver à bâtir une liste de 200 clients, ils ont dû gravir plusieurs échelons. D'abord dans des succursales du Superclub Vidéotron de la Rive-Nord, la chaîne Canadian Tire leur a ouvert ses portes en 2009 à titre de fournisseur autorisé dans 98 de ses magasins au Québec. Ce fut le véritable déclenchement qui leur a permis d'amorcer un virage corporatif.

Ricochet s'est ensuite implanté dans des universités de Montréal avant d'attaquer le marché des centres commerciaux et des cinémas. « Nous avons mené un essai avec les cinémas Cineplex Odéon qui s'est révélé prometteur. Nous sommes maintenant dans presque toutes les salles de la Rive-Nord », a précisé Philippe Roy avec beaucoup d'aplomb.

L'entreprise couvre désormais un territoire s'étendant de Trois-Rivières à Valleyfield et de Mont-Tremblant à Sherbrooke. Pour réussir à gérer ses 2000 machines distributrices, l'entreprise compte sur des marchandiseurs passionnés par leur métier.

Sur le territoire québécois, ils doivent composer avec quatre concurrents majeurs et des dizaines de petits compétiteurs. Au fil des ans, le Groupe Ricochet a su s'élever au-dessus de la mêlée pour ravir des parts de marchés et des clients importants et ainsi prendre de l'expansion.

Leur plus grand défi est de susciter l'intérêt de nouveaux clients. Concentrés à développer leur réseau d'affaires, ils ne disposent de quelques secondes pour tenter de convaincre un client potentiel.

« La première réaction d'un acheteur quand nous l'appelons, c'est qu'il est prêt à raccrocher la ligne dès que l'on se présente. Ils croient que nous opérons des machines comme dans les garages, ce qui n'est vraiment pas le cas. Nous devons piquer leur curiosité en leur proposant un nouveau concept qui offre un nouvel emballage et une nouvelle présentation du produit », a expliqué Philippe Roy qui s'occupe du développement des affaires et des ventes.

Malgré leur travail acharné, les deux entrepreneurs ont vécu des moments angoissants au cours de de leurs cinq premières années. Ils ont rencontré quelques difficultés financières en 2010.

« Nous avons eu un problème de liquidité, a relaté M. Roy. Nous avons fait appel à deux investisseurs privés agissent comme des partenaires silencieux dans notre entreprise. Ils sont présents pour financer nos projets et pour nous appuyer dans le développement des clients. »

M. Vincent ajoute qu'il « faut une certaine naïveté pour se lancer en affaire. Il y a une grande différence entre la théorie apprise à l'école et la mise en pratique dans le monde réel. »

Depuis ces problèmes, les fondateurs du Groupe Ricochet ont réussi à percer de nouveaux marchés. Dans l'avenir, ils veulent prendre d'assaut l'ensemble du territoire québécois et ensuite s'établir dans les autres provinces canadiennes.

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