Société

Enbridge investit 800 millions en sécurité

27 septembre 2013
Simon Servant

Après plusieurs controverses sur le plan national et régional, la compagnie de transport de pétrole Enbridge a voulu redorer son blason en présentant à la presse les travaux d’entretien faits sur leur pipeline, vendredi dernier.

Afin d’assurer la sécurité et le bon fonctionnement de son système, l’entreprise canadienne a prévu dépenser pas moins de 800 millions de dollars en 2013. C’est une augmentation de 350 millions de dollars par rapport à l’année précédente.

Rappelons qu’en juillet 2010, la compagnie de transport pétrolier avait négligé des avertissements concernant son oléoduc passant par Kalamazoo, au Michigan, ce qui avait résulté à une fuite majeure déversant plus de trois millions de litres de pétrole dans une rivière avoisinant la ville.

La présentation de ces travaux de prévention visait à rassurer la population du travail qui est fait afin que ne se reproduise plus un événement semblable. Éric Prud’homme, Chef des affaires publiques de l’Est du Canada, a mentionné que l’excavation est toujours faite de façon à préserver l’écosystème et que si une fuite était détectée, des équipes de prévention venaient tester l’air, l’eau et le sol.

Les travaux sont toujours surveillés par un tiers parti et lorsqu’ils sont effectués sur des terres agricoles, comme c’est le cas à Mirabel, l’Union des producteurs agricoles (UPA) veille à ce que les fermiers bénéficient d’une compensation.

Un projet controversé

Récemment, Enbridge avait soulevé l’ire des écologistes ainsi que des habitants de la région des Basses-Laurentides en souhaitant l’inversion du flux sur sa ligne 9B, qui partait à l’origine de Montréal vers North Westover, en Ontario.

Tout cela dans le but de faire passer le pétrole de l’Alberta vers Montréal afin d'approvisionner les deux seules raffineries encore présentes au Québec. L’Office national de l’énergie (ONÉ) a déjà approuvé l’inversion sur la ligne 9A, de Sarnia à North Westover.

Malgré que les pipelines datent de près de 40 ans, M. Prud’homme soutient que « des tests ont révélé que la durée de vie de nos pipelines peut atteindre les 150 ans. »

La décision de l’ONÉ n’a toujours pas été prise, mais elle fera probablement jaser.