Le député néodémocrate de Marc-Aurèle-Fortin, Alain Giguère, s’est dit ouvert au projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada qui traverserait entre autres les terres de Mirabel et de Sainte-Anne-des-Plaines.
Rencontré lors du passage des représentants de la compagnie albertaine à Blainville, jeudi, le député fédéral a confié qu’il refusait de fermer la porte au projet du nouveau pipeline.
« Sur le plan macro-économique, ce qui se fait présentement avec l’industrie pétrolière au Québec est complètement stupide […] Ce projet a un potentiel économique majeur et c’est pourquoi je refuse d’y fermer la porte », a-t-il noté.
Selon les chiffres fournis par l’entreprise, l’initiative de TransCanada, qui vise à acheminer du pétrole de l’Ouest vers l’est du Canada, engendrerait, pour le Québec, des recettes fiscales d’un peu plus de 2 milliards de dollars.
Or, pour celui qui a été élu lors de la vague orange, l’arrivée du nouvel oléoduc ne doit pas se faire n’importe quel prix. « L’industrie pétrolière est sa propre ennemie. Elle a complètement détruit sa crédibilité. J’ai des craintes et elles sont justifiées », a-t-il expliqué.
Ce dernier s’est dit convaincu que les nouvelles technologies dont dispose l’industrie rendent beaucoup plus sécuritaire le transport de l’or noir par pipeline. Toutefois, l’inquiétude principale d’Alain Giguère demeure au niveau de la déréglementation de l’industrie.
Selon lui, les fonctionnaires doivent retrouver le pouvoir d’être le chien de garde de l’industrie au lieu de voir celle-ci s’autoréglementer.
« Ce que l’on nous présente aujourd’hui semble très sécuritaire. Or, vont-ils utiliser toutes ces technologies? Je tiens à ce que l’on vérifie nous-mêmes si c’est bien fait. Ce point-là est primordial », a noté M. Giguère.
Eau
Croisé lui aussi lors de cette soirée porte ouverte, le cofondateur d’Enviro Mille-îles, Martin Drapeau, est quant à lui préoccupé par les ressources aquatiques environnantes.
« L’oléoduc traverserait la rivière des Outaouais qui, elle, se trouve en amont de notre bassin versant. C’est inquiétant », a noté M. Drapeau.
TransCanada compte déposer son tracé préliminaire à l’Office national de l’énergie au début de l’année 2014. Le tracé final sera connu après les audiences publiques seront terminées, près de 20 mois plus tard.