Société

Le plus gros chantier au Québec se trouve chez nous

21 mai 2014
François-David Rouleau

« C’est le plus gros chantier de Mirabel et de la région. Sur le plan de la construction et des investissements, ça se passe chez nous. »

Voilà ce qu’a déclaré le maire de Mirabel, Jean Bouchard, à propos du méga chantier de la Cité de Mirabel qui fourmille d’activités depuis le mois d’août 2013.

En moins d’un an, les promoteurs Ray Jr Courtemanche et son associé, Daniel Proulx, ont réussi à développer et concrétiser un projet d’une valeur approximative de trois milliards de dollars que leurs prédécesseurs du Lac Mirabel étaient incapables de mener à terme.

Qualifié d’un des plus gros projets résidentiels et commerciaux du Québec par le magazine Québec Habitation dans sa publication de février et mars 2014, ce vaste chantier de 15 millions de pieds carrés attire les regards.

À peine 10 mois après le début des travaux, voilà que la halte routière située en bordure de l’autoroute 15 se prépare à accueillir ses premiers visiteurs à la mi-juin. Au début juillet, les premiers propriétaires pourront intégrer leur condo dans les immeubles LUXX dont le projet comptera 19 immeubles de 16 unités chacun. Au total, ce développera urbain englobera 2000 unités résidentielles. 

« Ce sera une ville à l’intérieur d’une ville, a ajouté sans retenue Jean Bouchard. C’est grandiose. »

Selon lui, en raison de son ampleur et de ses retombées économiques pour la région, il s’agit d’un important chantier qui supplanterait celui de l’aéroport de Mirabel dans les années 70. « Je suis bien plus heureux du processus par rapport à ce qu’on a vécu avec l’aéroport qui a été le plus grand fiasco que le Québec a connu. Les promoteurs sont très impliqués et agressifs dans leurs démarches. Ils ne tournent pas en rond », a expliqué celui qui voit un avenir très prometteur pour sa municipalité.

Aboutissement

Pour le directeur général du Centre local de développement de Mirabel, Jean-Luc Riopel, les activités sur ce site est l’aboutissement de 15 ans d’efforts soutenus. « Enfin, quelque chose se concrétise, a admis celui qui est en poste depuis 28 ans et qui a vu le projet Lac Mirabel relégué aux oubliettes. C’était un dossier de longue haleine qui impliquait des investissements majeurs. Je suis très heureux que des Québécois réussissent à développer ce site. »

Selon lui, l’investissement de 120 M$ de Ray Jr Courtemanche qui a convaincu la firme Morgan Stanley de lui vendre son lot est un coup de maître. « Il a eu du flair et du guts. Il fallait avoir du front pour faire ces démarches et concrétiser les acquisitions. Je lui lève mon chapeau. »