Trump affirme que les États-Unis continueront d’acheter de la potasse canadienne
NEW YORK — Le président américain Donald Trump affirme que son pays continuera finalement à acheter de la potasse canadienne.
M. Trump fait ces déclarations aux journalistes lors d’une rencontre bilatérale avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies.
Ces propos interviennent au lendemain d’une annonce de M. Trump selon laquelle il travaillait à la conclusion d’un accord visant à acheter de la potasse moins cher au Bélarus, afin de réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis du Canada.
«Le Bélarus dispose de beaucoup de potasse, et nos agriculteurs ont besoin de prix avantageux; nous souhaitons donc obtenir un prix plus bas», dit M. Trump aux journalistes mardi lorsqu’interrogé sur l’accord proposé.
«Nous continuerons à nous approvisionner auprès du Canada, mais le Bélarus souhaiterait vendre sa potasse à un prix bien inférieur.»
Le Canada est le premier producteur mondial de potasse, un composant essentiel des engrais, et les États-Unis en sont le principal client.
Interrogé sur les propos de Donald Trump, le premier ministre canadien Mark Carney indique aux journalistes, lors d’une autre conférence de presse, que la potasse canadienne est fiable et rentable.
Il ajoute que le Canada continuera d’approvisionner les États-Unis en potasse et qu’il existe une occasion pour les deux pays de développer ensemble l’industrie des engrais.
«Ce serait bénéfique pour les agriculteurs canadiens, et ce serait formidable pour les agriculteurs américains», commente M. Carney.
Toute la potasse du Canada est produite en Saskatchewan.
Les premières déclarations du président américain ont été condamnées lundi par le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, qui a estimé que l’achat de potasse bélarusse était contraire à l’éthique en raison de l’implication de ce pays dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Des chefs de file du secteur et des économistes se sont également interrogés sur la manière dont les États-Unis pourraient se procurer de la potasse à moindre coût auprès du Bélarus, alors que le Canada est beaucoup plus proche et dispose d’une infrastructure de chaîne d’approvisionnement fiable.
Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a indiqué que son pays ne pouvait pas fournir de grands volumes de potasse aux États-Unis.
La Presse Canadienne

