Qui peine déjà à répondre à la demande
Les mesures économiques du Canada exercent une pression sur la main-d’œuvre
Deux députés libéraux chargés de soutenir les programmes d’Ottawa en matière d’emploi et d’industrie affirment que le plan du Canada visant à accélérer la mise en œuvre de grands projets exerce une pression croissante sur une main-d’œuvre qui peine déjà à répondre à la demande.
Leslie Church, secrétaire parlementaire de la ministre de l’Emploi, explique que la volonté du gouvernement fédéral de développer des projets clés pour l’avenir du pays rend encore plus difficiles à ignorer les faiblesses de longue date de la main-d’œuvre canadienne.
Elle souligne qu’il existe un décalage entre les travailleurs à la recherche d’un emploi et les secteurs qui peinent à trouver de la main-d’œuvre, notamment en raison d’un décalage des compétences, d’obstacles à la formation et d’autres défis.
Mme Church précise que le gouvernement investit dans l’apprentissage et les mesures d’incitation à la formation afin d’accélérer le développement de la main-d’œuvre, tandis que les employeurs et les établissements d’enseignement doivent également collaborer pour garantir l’adéquation entre les besoins en formation et ceux du marché du travail.
Karim Bardeesy, secrétaire parlementaire de la ministre de l’Industrie, indique que les entreprises canadiennes ont, historiquement, moins investi dans la formation de leurs employés que leurs homologues des autres pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
Il ajoute que les employeurs sont également confrontés à des lacunes dans les compétences relationnelles des travailleurs, qu’il qualifie d’effet persistant de la pandémie.
Les commentaires de Mme Church et de M. Bardeesy ont été formulés lors d’une table ronde organisée dans le cadre d’une conférence animée par le Centre des compétences futures à Toronto, mercredi.
Brett Bundale, La Presse Canadienne
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