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René Gauvreau rectifie le tir

« C'est faux de prétendre que le PQ m'a expulsé du parti. » C'est en ces mots que le député de Groulx, René Gauvreau, a tenté de réparer quelques pots cassés.

« Nous avons décidé tous les deux, Pauline Marois et moi, qu'il était favorable que je demeure à l'extérieur du caucus compte tenu des enquêtes en cours concernant mon ancien attaché politique, Jean Paquette », indique-t-il d'entrée de jeu.

Celui-ci a avoué « vouloir enlever une épine du pied » de Mme Marois. « L'entente entre nous deux a été très claire. Dès que les choses vont s'être clarifiées, je vais reprendre le chemin du caucus. On s'est quitté en très bons amis. »

Or, il n'aurait fallu que peu de temps pour qu'une mauvaise information soit véhiculée. « Je trouve ça grave. Malheureusement, ç'a fait des dommages. J'ai passé la nuit à répondre à des gens qui m'ont envoyé des messages », indiqué le député.

René Gauvreau a précisé qu'il était ouvert à toutes les options lorsqu'il a rencontré la chef du Parti québécois. « J'étais prêt à revenir au caucus. Je savais toutefois que la situation inquiétait des gens. J'ai donc suggéré de me tenir sur le siège d'à côté. Le PQ est un grand parti auquel je crois. Mais je suis comme tout le monde. Je vois les défections et je n'aime pas ça. Je ne voulais pas devenir un pion de plus », explique-t-il.

Déçu et attristé

Le député s'est dit surpris des propos du président de l'exécutif du PQ de Groulx, Mario Charron. « Ça me déçoit. Je considère les gens de l'exécutif comme des amis. » M. Gauvreau aurait souhaité que cette amitié soit plus forte, d'autant plus que les membres de l'exécutif auraient réitéré un vote de confiance envers lui lors d'une rencontre tenue plus tôt cette année.

« Au sujet de ses ennuis de santé, le député mentionne qu'il aurait préféré « dire qu'il s'était cassé les deux jambes », car « les réactions auraient été différentes ». Bien qu'il avoue avoir « touché le fond du baril », il indique qu'il va beaucoup mieux.

René Gauvreau affirme n'avoir rien à se reprocher. « Parmi les sièges de l'Assemblée nationale, il n'y en a pas un qui soit plus pesant qu'un autre, qu'on soit assis avec un parti ou non. Je vais donc continuer à faire le travail que j'ai toujours fait. »

Questionné sur le départ de cinq de ses collègues, M. Gauvreau s'est dit attristé. « C'est sûr que dans le meilleur des mondes, on voudrait que tout le monde reste. Disons qu'il y a eu des journées plus ensoleillées », a-t-il conclu.

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