« Il y a une très grande iniquité au Québec »
La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec s’insurge contre le non-financement des Villes desservies par des services municipaux.
En réaction au reportage publié la semaine dernière sur les coûts supérieurs qu’occasionnaient les services de police municipaux (SM) comparativement à ceux de la Sûreté du Québec, la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) dénonce à son tour l’iniquité que les Villes desservies par des SM subissent.
« Il y a une très grande iniquité au Québec. Les villes desservies par la SQ paient 53 % de la facture alors que celles qui ont des SM paient la facture totale », a indiqué la directrice des communications de la FPMQ, Christine Beaulieu, précisant qu’il était par conséquent normal que la SQ coûte moins cher aux municipalités.
Outre l’iniquité au niveau du financement, la FPMQ déplore également que les citoyens desservis par les SM doivent d’autant plus payer pour un service de police auquel ils n’ont pas de service.
« En plus de payer via leurs taxes municipales pour leur service de police, ils doivent aussi payer pour la SQ puisque 47 % sont assumés par l’ensemble des contribuables du Québec », a-t-elle ajouté.
Pour le directeur adjoint du service de police de Saint-Eustache, Denis Caouette, les coûts supérieurs d’un SM sont également attribuables au niveau 2 de police que les membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) doivent assurer.
« La loi nous impose des responsabilités et un nombre de policiers à avoir auquel nous devons nous plier. Cela engendre des coûts », a-t-il indiqué.
Proximité
Contrairement à ce que peuvent prétendre certains élus, les corps policiers municipaux assurent selon la FPMQ un service de proximité supérieur à ce que la SQ peut offrir.
« Bien évidemment, les maires qui ont effectué la transition vers la SQ au cours des dernières années ne vous diront pas le contraire », a indiqué la porte-parole.
L’article 71 de la Loi sur la police, qui contraint les membres de la CMM d’avoir un service de police de niveau 2, aurait selon Mme Beaulieu été inscrit dans la législation puisque les communautés à proximité des grands centres urbains sont plus sujettes à la criminalité.
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