François Legault nomme Ian Lafrenière comme ministre des Affaires autochtones
En parallèle de l'annonce du nouveau ministre aux Affaires autochtones, le député de Vachon Ian Lafrenière, François Legault a rappelé ce vendredi aux Québécois de ne pas se retrouver pour l'Action de Grâce tout en soulignant une stabilisation dans les cas, qui restent encore « beaucoup trop élevés ».
Ce 9 octobre, Ian Lafrenière, député de Vachon, a été nommé pour remplacer Sylvie D'Amours. Une volonté de « donner un nouvel élan » aux relations avec les onze nations autochtones. La sous-ministre Marie-José Thomas s'est également fait montrer la porte du doigt mais n'a pas encore de successeur.e.
Le nouveau ministre a été policier pendant 28 ans, un poste qui pourrait être vu d'un mauvais oeil après les nombreux conflits et heurts qui ont pu opposer les premières nations aux services de polices dans l'histoire du Québec.
« Ian a beaucoup d'humanité [...). Qui de mieux qu'un policier qui a la connaissance du terrain et des communautés autochtones, peut régler ces problématiques ? » a lancé le premier ministre.
« Je serai jugé sur mes actions », a brièvement fait valoir Ian Lafrenière aux journalistes.
Refus renouvelé de reconnaître le racisme systémique
François Legault a repris: « C'est important de rebâtir la confiance entre le gouvernement et les nations autochtones. Il faut aussi que tous les Québécois comprennent que dans l'histoire du Canada, y a eu beaucoup de blessures. Pour rappel, des bébés ont été arrachés à des nations autochtones pour aller dans les pensionnats. Il y a encore des relents de tout cela. »
Pour lui, le décès de Joyce Echaquan le 28 septembre à l'hôpital de Joliette sous les injures racistes n'est pas une exception.
De nouveau interrogé sur la reconnaissance du racisme systémique, il atoutefois rappelé: « Au lieu d'une guerre de mots, il faut prendre des actions. Il y a du racisme, mais je ne reconnais pas de système raciste ».
Quant à Ian Lafrenière, qui a accepté « ce défi avec beaucoup d'humilité» en commentant : « Le racisme systémique n'est pas le terme qui fait l'unanimité. Nous reconnaissons qu'il y a du racisme, notamment quelques pommes pourries dans les services de polices et le réseau de la santé. (...) Les échos que j'ai des communautés autochtones sur le terrain pour l'instant, c'est que les gens veulent de l’action. Il y a plusieurs rapports, dont le rapport Viens, mais peu d'action ».
Une commande claire du gouvernement, qui veut du concret rapidement, dans les prochains mois.
Selon le nouveau ministre, il y a beaucoup de méconnaissance entre les policiers sur le terrain et les autochtones. En sortant de cette conférence de presse il a annoncé qu'il contactera chacun des chefs pour une discussion ouverte. « Je suis disponible pour eux », a-t-il martelé.
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