Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
Encore plus de candidates passent leur tour à l'examen de l'Ordre des infirmières
Encore plus de candidates à l'exercice de la profession d'infirmière (CEPI) ont profité de la deuxième exemption offerte par l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) pour ne pas se présenter à l'examen d'admission prévu ce mois-ci.
Pour une deuxième séance de suite, des centaines de CEPI ont préféré ne pas se frotter à l'examen dont les taux de réussite sont anormalement faibles depuis un an.
Sur les 4094 candidates convoquées à l'examen du 18 septembre prochain, 949 personnes ont décidé de passer leur tour. Ce taux d'abstention de 23 % représente une légère hausse par rapport au printemps dernier.
En mars, 2803 candidates avaient été convoquées et 630 d'entre elles s'étaient prévalues de l'exemption.
Il faut rappeler que ces mesures d'exception découlent du fiasco des résultats de l'examen de septembre 2022. À peine 51,4 % des candidates qui en étaient à leur premier essai avaient obtenu la note de passage.
En réaction, le commissaire à l'admission aux professions a déclenché une enquête qui a mené au dépôt d'un rapport accablant venant soulever un doute sur la fiabilité de l'examen.
De son côté, l'ordre justifie ces mauvais résultats par le contexte dans lequel les CEPI ont reçu leur formation. Ces nouvelles diplômées ont dû apprendre leur métier en pleine pandémie de COVID-19.
L'OIIQ a donc offert un premier droit d'exemption au printemps 2023 afin de permettre au commissaire de terminer son travail. Le taux de réussite observé lors de cette séance s'est avéré à peine plus élevé à 53,8 %.
À titre comparatif, les taux de réussite au premier essai, entre l'automne 2018 et le printemps 2022, oscillaient entre 71 % et 96 %.
Puis, à la suite du dépôt de deux rapports d'étape du commissaire, l'OIIQ a annoncé son intention de saborder son examen afin d'adopter celui des États-Unis, connu sous l'acronyme NCLEX-RN. L'ordre a alors opté pour offrir une nouvelle exemption aux CEPI qui préféreraient patienter afin de se frotter au format américain.
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Ugo Giguère, La Presse Canadienne
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