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Le risque posé par un père britanno-colombien ayant tué ses enfants est «maîtrisable»

durée 19h16
8 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

COQUITLAM — Le Comité d'évaluation de la Colombie-Britannique estime que le risque que représente un homme déclaré non criminellement responsable du meurtre de ses trois enfants est désormais «maîtrisable» au sein de la communauté, sous réserve d'un suivi, d'une surveillance et du respect de plusieurs conditions.

La commission a décidé le mois dernier d’accorder à Allan Schoenborn une libération conditionnelle l’obligeant à vivre sous supervision, et les motifs écrits de cette décision ont été rendus publics mercredi.

Dans un document de 14 pages, le comité chargé d’examiner l’affaire indique que l’état mental de M. Schoenborn est stable depuis des années, que son trouble psychotique est en rémission complète et qu’il suit assidûment son traitement médicamenteux.

Il précise que M. Schoenborn s’est vu progressivement accorder davantage d’accès à la vie en société depuis 2019 et que, plus récemment, il vit dans un cadre de vie accompagné par du personnel, où il peut résider dans son propre chalet.

M. Schoenborn avait été déclaré non criminellement responsable des meurtres au premier degré de ses trois enfants — Cordon, âgé de cinq ans, Max, âgé de huit ans, et Kaitlynne, âgée de dix ans — commis en 2008 à leur domicile de Merritt, en Colombie-Britannique.

Le comité s’est abstenu de lui accorder une libération sans condition, s’appuyant sur un rapport d’expert indiquant que, sans suivi au sein de la communauté, il n’aurait probablement aucun lien social, ce qui augmenterait le risque qu’il interrompe son traitement et rechute.

Un rapport psychiatrique indique que M. Schoenborn envisage depuis longtemps de vivre dans un appartement et d’adopter un chat, et qu’il a déclaré ne pas être intéressé par une relation intime.

La décision écrite du comité note que les avocats du procureur général et du directeur de l’hôpital médico-légal ont fait valoir que les preuves «continuent d’établir que M. Schoenborn répond aux critères de menace significative justifiant le maintien de l’intervention des services médico-légaux dans sa vie et la surveillance du comité».

La décision écrite précise que les crimes en question sont «de la plus haute gravité».

«La profondeur de la détresse et du chagrin ressentis par la famille et les proches des victimes est incommensurable et ne saurait être surestimée», peut-on y lire.

Un représentant de la famille des victimes de M. Schoenborn a qualifié de «déconcertante» la décision d’accorder une libération conditionnelle.

La Presse Canadienne