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Onze enseignants de l'École Bedford voient leur brevet révoqué

durée 08h49
12 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Onze enseignants de l'école Bedford, à Montréal, ont vu leur brevet révoqué par le ministère de l'Éducation du Québec, dans la foulée de dérives religieuses qui avaient ravivé le débat sur la laïcité.

Le bureau de la ministre de l'Éducation, Sonia LeBel, a confirmé mardi matin la nouvelle, qui circulait déjà dans plusieurs médias.

Étant donné que ces décisions «font l'objet de contestation», le ministère ne commentera pas davantage pour l'instant, a indiqué l'attachée de presse de la ministre LeBel, Marylène Le Houillier.

Un rapport dévastateur publié en 2024 faisait état d'un climat toxique à l'école du quartier Côte-des-Neiges. Une clique d'enseignants, que le rapport décrivait comme étant «surtout composée d'enseignants d'origine maghrébine», avait fait régner un climat d'intimidation tant envers des élèves que d'autres enseignants qui s'opposaient à leurs façons de faire, selon le document.

Le ministre de l'Éducation de l'époque, Bernard Drainville, avait déployé des mesures de redressement dans l'école en octobre 2024 et commandé des enquêtes dans plusieurs autres établissements du Québec. Onze enseignants avaient été suspendus, tout comme leur brevet d'enseignement.

M. Drainville avait fait adopter l'année suivante le projet de loi 94, visant à renforcer la laïcité dans le réseau scolaire québécois.

La loi prévoit que les élèves devront fréquenter l’école à visage découvert, tout comme pratiquement tout le personnel scolaire. L'usage du français à l'école est également obligatoire lorsque le personnel communique avec les élèves ou lorsque les collègues se parlent entre eux.

La Presse Canadienne