Tim Houston fustige les manifestations des Premières Nations en Nouvelle-Écosse

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Par La Presse Canadienne, 2026
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a mentionné que le blocage des autoroutes et des routes importantes était inacceptable après que la circulation eut été paralysée par des manifestants de Premières Nations à la fin de la semaine dernière.
M. Houston a indiqué samedi soir dans un communiqué que les routes sont des artère vitale et doivent rester accessibles pour les personnes qui se déplacent pour des raisons essentielles, comme des rendez-vous médicaux.
La Première Nation Potlotek rejette la description faite par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) des manifestations précédentes comme un «blocage illégal», mais n'a pas fourni de justification juridique précise dans un communiqué publié samedi.
Ses dirigeants ont précisé que le blocage de la route provinciale 4, après la descente de police dans un magasin communautaire de cannabis jeudi, constituait au contraire une «puissante démonstration d'unité et de solidarité au sein de notre pays».
Deux hommes ont été arrêtés et des produits ont été saisis lors de la descente de police de jeudi matin, la dernière en date dans le cadre d'une campagne de répression menée par la Nouvelle-Écosse contre le cannabis non réglementé.
La GRC a indiqué que ses agents ont laissé sept véhicules sur place après que du matériel lourd a été utilisé pour bloquer la route à deux voies et qu'ils ne les ont récupérés que le lendemain.
M. Houston a affirmé que le traitement réservé à la GRC était également inacceptable et que les forces de l'ordre devaient toujours être soutenues.
La Nouvelle-Écosse a expliqué que la vente de cannabis ne relève pas d’un droit issu des traités, car seule la Nova Scotia Liquor est autorisée à vendre ce produit.
Potlotek fait également savoir aux dirigeants de la Nouvelle-Écosse que toute mesure coercitive ne respectant pas la juridiction mi'kmaq crée des conflits et met en danger la sécurité publique.
L'escalade de la guerre des mots entre le gouvernement provincial et les dirigeants autochtones marque la dernière montée des tensions autour de la question de la juridiction autochtone en Nouvelle-Écosse.
Eli Ridder, La Presse Canadienne