Une Canadienne fait appel de la décision sur sa détention en Belgique pour espionnage

Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Le parquet fédéral belge indique qu'une Canadienne accusée d'espionnage fait appel d'une décision la maintenant en détention provisoire.
Le bureau du procureur précise qu'une décision concernant cet appel doit être rendue dans un délai de 15 jours.
À l'issue d'une audience à huis clos mardi, le parquet a déclaré que la suspecte resterait en détention.
Le parquet avait annoncé samedi qu'un juge d'instruction avait placé la suspecte — une «ressortissante canadienne d'origine chinoise» — en détention provisoire pour espionnage et participation à une organisation criminelle.
La femme travaillait comme stagiaire au Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) de l’OTAN, à Mons, en Belgique.
Le parquet a précisé qu’il ne divulguait pas l’identité des suspects dans le cadre d’enquêtes en cours, invoquant la présomption d’innocence.
«Si l’enquête venait à établir, en fin de compte, que la personne concernée n’était pas impliquée dans les infractions présumées, la divulgation préalable de son identité pourrait causer un préjudice grave et irréversible à sa réputation et à sa vie privée», a déclaré jeudi le parquet.
«Même si l’enquête venait à démontrer que la personne est impliquée, la retenue reste essentielle. Chacun a droit à un procès équitable et au respect de ses droits fondamentaux. La divulgation prématurée de l’identité d’un suspect pourrait par la suite être invoquée comme une violation de ces droits.»
Le porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada, Andrew DiRienzo, a déclaré que, bien que la GRC continue d’apporter son soutien à ses partenaires internationaux des forces de l’ordre, «la GRC ne commente pas les enquêtes menées par d’autres pays et nous n’avons donc pas d’autres commentaires à faire».
Jim Bronskill, La Presse Canadienne