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Éditorial

Et si mère Nature ou la planète venait de nous éternuer en plein visage?

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20 mars 2020
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Par Patricia-Ann Beaulieu

Ce qui se passe actuellement est extrêmement dérangeant, troublant et irréel, ce qui se passera sûrement aussi dans les jours et les mois à venir. Sur le plan humain, il y aura une croissance des victimes et les impacts, majeurs ils seront.

On voit déjà les scénarios économiques avec une extrême noirceur, le chiffrier déraille. Notre cerveau collectif, psychologiquement et socialement, sera affecté. Personne ne peut prédire actuellement ce qui arrivera dans un futur rapproché ou lointain, nobody knows!

Est-ce que le virus va ralentir sa propagation? (Pas pour l’instant).

Est-ce qu'il augmentera? (fort probablement). 

Sera-t-il en dormance pour quelques mois?

Quelques années? 

Sera-t-il de retour, en pleine mutation, plus puissant que jamais. Un retour non souhaité, en force, pour faire à nouveau des ravages. Tuer et décimer une population vieillissante ou fragilisée. Nos aînés. Un proche. Personne ne peut le prédire, personne ne le sait. On veut déjà oublier, mais on y pense tous...c'est loin d'être terminé, on ne sait pas. Point. 

Soudainement, l'école serait vraiment cool aujourd'hui. 

Le meeting de trop au bureau, en fin de journée, aussi. 

La virée de magasinage trop longue avec votre épouse également. 

Et même si nos glorieux ne font pas les séries, pas grave, on écouterait volontiers un match entre amis, même une défaite.

Et moi, les câlins de grand-maman me manquent, ceux de la belle-mère aussi. Socialement, l'isolement va à l'encontre de notre nature. Le seul point positif, quand tu es en conséquence, à genoux dans le coin, tu as le temps de réfléchir. 

Nous y voici. On jase et j'ai besoin de rêver, ventiler à voix haute. (c'est bon, ça occupe l'esprit!)

Et si cette terrible tragédie, cette crise qui bouscule notre quotidien, nos vies, devenait une avenue, une voie pour une nouvelle ère. Cette nouvelle vie que tous aimerions et souhaitons, pour plusieurs d'entres nous, de plus en plus. 

Utopique? Rien n'est impossible quand tu évites le pire. Après, tu apprécies.

Je sais, c'est horrible. Il y a des décès et un aspect triste et cruel à cette crise sans précédent, le côté irréversible de la mortalité qu'elle génère. Ce calcul des morts et des probabilités. Cette fameuse courbe et les tendances en pourcentage des scénarios partout sur la planète, pas simple et inquiétant. La récession économique, pour certain, la dépression psychologique. Des conséquences directes et inévitables.

Mais souvent, les revirements majeurs, les grandes crises, les grands mouvements de l'humanité peuvent être porteurs, j'y crois. Quand les épreuves surviennent, les opportunités se présentent. On le dit toujours, depuis tout le temps que c'est dans l'adversité qu'on reconnait les grands. Que c'est une fois au sol qu'on se doit d'être encore plus fort et se relever. C'est dans les épreuves que nous devenons plus forts comme personne, plus unis comme peuple, plus conscients de nos réalités, de nos acquis, de notre fragilité et de la qualité de notre vie comme société.

Le choc est fort, je l'avoue, beaucoup trop. Une opportunité trop drastique que cette crise, mais si on s'en tire pas si mal, peut-être devrait-on la saisir pour qu'il en jaillisse du positif durable sur nos habitudes de vie. Sur notre vie.

Et si mère Nature ou la planète venait de nous éternuer en plein visage?

Une contamination directe, un éternuement massif de la terre pour se dégager les voies respiratoires, les bronches. Pour reprendre son souffle, dégager l'obstruction de la pollution, du stress de cette société de surconsommation, qui commençait drôlement à devenir trop individualiste et nombriliste. Une obligation de s'arrêter. Complètement. Une pause dans le temps, oui très, très dure et cruelle cette pause, un vrai défi planétaire, la totale: LA COVID-19. L'apparition d'un nouveau virus mortel qui nous contamine et nous dicte la suite. 

Lorsqu’on s’en sortira, même si cela risque d'être long, pourquoi ne pas prendre le temps de penser et revoir le portrait dans son ensemble. Moins de pollution, moins de véhicules sur les routes, beaucoup plus de télétravail, plus de temps en famille, ensemble. Moins de tablette, on recommence à lire, peinturer, jouer aux cartes. On consomme intelligemment avec une approche écoresponsable et minimaliste. On revient à la base: un magasin général et une p'tite pharmacie. Moins de consommation inutile. Pas besoin de marque et de brand sur mon chandail. Aujourd'hui, je veux juste ne pas attraper le coronavirus. 

Arrêter de s'étourdir et revenir à ce qu'il y a de mieux, une bonne petite bouffe en famille, entre amis, santé, simple, sans stress. Les enfants, bien oui, ça bouge et ça dépense de l'énergie, l'aviez-vous oublié? Le service de garde vous manque? Profitez donc réellement de ce temps avec les kids. Revenez à la base. Arrêtons de le dire que ça grandit trop vite, vivez-le pleinement et sincèrement. Appelez nos aînés quotidiennement, tout le temps, pas juste pour savoir s’ils toussent ou s'ils font de la fièvre. Mais simplement pour briser leur isolement réel, bien avant l'arrivée du coronavirus. Bien avant cette merde. 

Une fois sortie de cette crise, oui, nous en sortirons un jour, pourquoi ne pas vivre avec un salaire plus petit. Soudainement les dépenses sont moindres, moins de voyagement, meilleure planification et plus de temps. Pas cool d'imaginer manquer de bouffe pour un instant. Faites-vous un jardin et achetez-vous des poules. Le survivaliste en vous se mettra au jardinage.

Une fois le cauchemar terminé, les conséquences nous auront-elles fait réfléchir suffisamment?  Ce virus hypocrite, même si les scientifiques savaient qu’il arriverait un jour, saura-t-il faire ressortir le meilleur de l'humain ?

Et si on réussit, S.V.P, je vous en pris, à développer un vaccin, on pourra souffler un peu. Sauver des vies. L'essentiel. Mais que retiendrons-nous? 

Retomberons-nous rapidement dans cette mouvance habituelle, de ce rythme de vie effrénée, plus branché dans un monde virtuel que réel? Dans cette frénésie de l'achat compulsif et du modèle 2020: métro-boulot-dodo. Une cadence qui nous conduira inévitablement vers des horizons sûrement plus dommageables qu'un virus. Continuer de polluer et une population mondiale qui vire à 100 000 à l'heure. À long terme, c'est la planète qui fera 40 degrés de fièvre!

Pour l’instant, de grâce, restez chez vous, respectez les consignes et prenez soin des vôtres. 

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