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Être maître d'une histoire à succès

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4 novembre 2010
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Par Josiane Yelle

Lors de l'entrevue avec L'Écho de la Rive-Nord, Guy Michaud venait tout juste de conclure une entente avec l'Australie. L'homme d'affaires, président fondateur de Genacol, portait ainsi à plus de 28 le nombre de partenariats répartis à travers le globe.

Rien ne prédestinait pourtant le résident de Blainville à cette carrière. Issu d'une famille modeste, il avait bel et bien une passion pour les ventes, mais le petit bout de chemin qu'il parcourait alors dans différentes entreprises le satisfaisait.

C'est un important malaise au genou, apparu vers le milieu des années 1990, qui est venu contrecarrer la suite des choses. « Les médecins comparaient l'état de mes genoux à ceux de Bobby Orr, raconte celui qui n'avait d'autre option que de porter une prothèse. Ce malaise s'est toutefois transformé en la plus grande opportunité de ma vie ».

Une révélation

Quelqu'un lui aurait alors présenté un produit à base de collagène. « C'a été une révélation, commente aussitôt l'homme d'affaires. J'ai tellement apprécié les effets qu'il fallait que le plus de monde bénéficie de cette découverte ».

Guy Michaud s'associe aussitôt avec un laboratoire de biotechnologie de Varennes pour créer Genacol, en 2000. Neuf ans plus tard, l'entreprise atteignait le million d'unités vendues. « Quand on a un bon produit et une affinité à bien le commercialiser, on a une recette gagnante », explique-t-il.

Son compte de milles Aéroplan ne le dément pas. « En 2010, j'ai effectué près de 150 000 miles d'avion », raconte-t-il. Rien de moins que l'équivalent de cinq fois le tour du monde qui résulte expressément de nombreux partenariats.

Une histoire de famille

L'histoire à succès de Guy Michaud est rapidement devenue une entreprise familiale. Avec ses trois garçons qui prennent part à l'aventure, il s'avoue choyé. « C'est une réjouissance de constater combien ils s'investissent. Si je suis capable de voyager aussi souvent, c'est que j'ai une super équipe sur qui je peux compter, explique-t-il. C'est essentiel de savoir choisir ses collaborateurs ».

Tout au long de l'entrevue, le président fondateur de Genacol parle aussi de l'importance de s'intéresser au développement international. « Avec les technologies et les communications, on ne peut plus se dissocier du monde. » Chose dite, chose faite, un de ces garçons est actuellement en Chine où il apprend le mandarin. « C'est la langue de l'avenir », croit M. Michaud.

Questionné sur l'entrepreneuriat, Guy Michaud indique d'entrée de jeu qu'il n'y a pas assez d'exemple de succès au Québec. « Il faut inspirer les jeunes », croit-il. Mais si le monde des affaires a une responsabilité, il affirme également que le système d'éducation devrait offrir plus de formation.

Quoi qu'il en soit, l'homme d'affaires ne cesse de rêver. « Je souhaite que Genacol devienne une marque mondialement reconnue », indique l'homme de 51 ans.

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