Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

De l'usine GM au Faubourg Boisbriand: la Ville s'en tire bien

durée 09h18
4 octobre 2011
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Josiane Yelle

Le pourcentage de revenus fonciers provenant du Faubourg Boisbriand est en voie d'atteindre la part qu'amenait le géant automobile GM à la municipalité durant ses belles années. Dix ans après l'annonce de la fermeture de l'usine, la mairesse Marlene Cordato dresse un bilan somme toute positif de la relance du secteur.

« Il faut dire qu'ils ne sont pas partis en sauvages et qu'on n'avait pas mis tous nos œufs dans le même panier, lance celle qui était alors conseillère municipale. On travaillait de concert avec la Société de développement économique Thérèse-De Blainville et les gens là-bas prévoyaient l'avenir. Des parcs industriels avaient donc été développés ».

Mme Cordato indique que la Ville a tout de même dû réduire son budget durant les années qui ont suivi. « Même si ce n'était pas la seule industrie du territoire, ça faisait mal. »

Bien que l'usine avait déjà connu une importante décroissance, les revenus de taxes annuels de GM, en 2002, frôlaient les 3 millions $, environ 3 % du revenu foncier de la Ville.

Deux situations bien distinctes

La mairesse de Boisbriand indique que ce qu'on voit aujourd'hui au Faubourg Boisbriand correspond à ce qui avait été proposé par Cherokee Canada lorsque le site a été racheté.

Actuellement, on retrouve 70 commerces et plus de 450 condominiums construits ou en voie de l'être. En 2011, les secteurs résidentiel, commercial et industriel ont généré plus de 5,5 millions $ à la municipalité. « Ça correspond à environ 11 % de nos revenus fonciers. À terme, on vise 17-18 %. C'est ce que GM représentait dans ses belles années, dans la décennie 80 », dit Mme Cordato.

Celle-ci demeure toutefois réaliste. « La croissance n'est pas aussi rapide que prévu. On n'atteindra peut-être pas notre objectif en 2018 comme nous l'espérions. La crise économique n'a pas aidé. »

Elle se dit également prudente avec les comparaisons, car l'implication de la municipalité n'est pas la même dans les deux cas. « Au Faubourg, la Ville a dû réaliser des investissements et ça demande des services. Même si on atteint un pourcentage de revenu foncier identique, les profits nets ne s'équivalent pas », explique la mairesse.

Malgré tout, 1642 emplois ont été créés dans le secteur commercial du Faubourg. À sa fermeture, l'usine GM de Boisbriand employait quant à elle 1200 ouvriers.

Avec du recul, Mme Cordato avoue que « c'est extrêmement intéressant d'avoir tourné la page et d'avoir fait quelque chose d'aussi beau, et ce, même si la visibilité du Faubourg est moins importante que l'était celle de l'ancienne GM.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Critiques de lois du gouvernement Legault: un appui international pour les syndicats

Les syndicats du Québec viennent de recevoir un appui international dans leur lutte contre certains projets de loi du gouvernement Legault. La Confédération syndicale internationale (CSI) a émis une déclaration exprimant «son plein et entier soutien aux syndicats au Québec confrontés à une série d'attaques graves contre les droits syndicaux et la ...

Publié le 22 janvier 2026

Le salaire minimum au Québec passera à 16,60 $ l'heure le 1er mai

Le salaire minimum, au Québec, passera de 16,10 $ à 16,60 $ l'heure, le 1er mai. Environ 258 900 salariés devraient bénéficier de cette hausse de 50 cents l'heure, ou 3,1 %, dans des industries comme le commerce de détail, par exemple. Pour les employés à pourboire, le taux horaire passera à cette date de 12,90 $ à 13,30 $. Là aussi il s'agit ...

Publié le 20 janvier 2026

Hausse des proches aidants en emploi: quel est le rôle des employeurs?

Dans les prochaines années, de plus en plus de proches aidants seront en emploi au Québec. Or, on apprend dans un sondage Léger publié mardi qu'une personne proche aidante sur trois évite de révéler sa situation au travail, dont la moitié par crainte de jugement ou de perte d'opportunités. Comment les employeurs peuvent-ils mieux soutenir leurs ...