Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les gens d'affaires peuvent agir

durée 10h46
23 mai 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Simon Laliberté

SAINTE-THÉRÈSE- Le sénateur conservateur et es-président des Alouettes, Larry Smith, croit qu’il est possible pour un dirigeant d’entreprise de combiner redressement d’entrerprise et implication sociale.

La situation financière des Alouettes de Montréal n’était pas très réjouissante lorsque Larry Smith a pris les rênes de l’équipe de football en 1997.

«J’ai pris le téléphone et j’ai téléphoné à mon propriétaire M. Wetenhall. Je lui ai dit, ça me prend 200 000$», s’est-il souvenu devant un parterre des gens d’affaires de Sainte-Thérèse .

Puisqu’on n’obtient pas 200 000$ aussi facilement, M. Smith a dû être convaincant auprès de son propriétaire. Sa stratégie, développer un engouement pour son équipe en faisant connaître son produit aux jeunes.

«Je connaissais la problématique du décrochage scolaire. Nous avons mis sur pied le programme Adoptez un Alouette», a-t-il expliqué aux commerçants de la Rive-Nord.

«750 000 jeunes ont fait partie du programme et 82 % des jeunes footballeurs obtiennent leur diplôme secondaire», a indiqué le sénateur conservateur.

Grâce à cette initiative et au déménagement de l’équipe au stade Percival-Molson du centre-ville, les Alouettes ont ensuite connu 10 années à guichets fermés. Les succès sur le terrain ont également aidé la cause.

M. Smith a aussi fait remarquer que les Québécois francophones qui sont passés par le programme Adoptez un Alouette, sont les footballeurs les plus respectés aujourd’hui dans la ligue canadienne de football.

Un modèle pour le Québec

En racontant son histoire à la tête des Alouettes, Larry Smith a voulu démontrer aux entrepreneurs comment il est possible de réussir non seulement sur le plan des affaires, mais aussi en tant que leader dans sa communauté.

Pour le sénateur conservateur, le regard des entrepreneurs de la Rive-Nord doit se tourner vers les jeunes.

«Le Québec a tout ce dont il a besoin pour s’attaquer aux problèmes de décrochage scolaire et d’analphabétisme. Il faut seulement que les leaders réussissent à mettre leur égo de côté et qu’ils apprennent à travailler ensemble», a exprimé Larry Smith.

M. Smith a indiqué que les intervenants ont pour la plupart tous de bonnes intentions. Il considère toutefois qu’il y a trop de plans et qu’il faut une approche claire pour arriver à des résultats.

«C’est très difficile puisque les leaders sont habitués de tout décider. Il faut réussir à aligner les gens de pouvoir dans la bonne direction», a-t-il exposé.

M. Smith a aussi fait état de la relation entre la direction des entreprises et ses employés. «Les employés sont de plus en plus mal à l’aise. Il y a une fracture entre les patrons et les employés», a-t-il exprimé soulignant que c’est un aspect sur lequel les employeurs doivent travailler.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Critiques de lois du gouvernement Legault: un appui international pour les syndicats

Les syndicats du Québec viennent de recevoir un appui international dans leur lutte contre certains projets de loi du gouvernement Legault. La Confédération syndicale internationale (CSI) a émis une déclaration exprimant «son plein et entier soutien aux syndicats au Québec confrontés à une série d'attaques graves contre les droits syndicaux et la ...

Publié le 22 janvier 2026

Le salaire minimum au Québec passera à 16,60 $ l'heure le 1er mai

Le salaire minimum, au Québec, passera de 16,10 $ à 16,60 $ l'heure, le 1er mai. Environ 258 900 salariés devraient bénéficier de cette hausse de 50 cents l'heure, ou 3,1 %, dans des industries comme le commerce de détail, par exemple. Pour les employés à pourboire, le taux horaire passera à cette date de 12,90 $ à 13,30 $. Là aussi il s'agit ...

Publié le 20 janvier 2026

Hausse des proches aidants en emploi: quel est le rôle des employeurs?

Dans les prochaines années, de plus en plus de proches aidants seront en emploi au Québec. Or, on apprend dans un sondage Léger publié mardi qu'une personne proche aidante sur trois évite de révéler sa situation au travail, dont la moitié par crainte de jugement ou de perte d'opportunités. Comment les employeurs peuvent-ils mieux soutenir leurs ...