Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Industrie aéronautique

Longue grève en vue chez Safran

durée 14h00
30 mai 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Les travailleuses et les travailleurs de Safran, spécialisés dans la fabrication de système d’atterrissage pour les avions, ont rejeté à 99 % les dernières offres globales et finales de l’employeur. La grève est donc déclenchée à partir d’aujourd’hui pour faire avancer la négociation.

Dans l’assemblée de dimanche soir dernier, les 130 membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Safran–CSN ont également voté à 98 % pour une séquence de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève est ainsi déclenchée ce matin pour une période de sept jours, mais pourrait se prolonger si rien ne bouge à la table pendant ce temps. Il y a eu 23 jours de négociation jusqu’à maintenant, et, nouvelle de dernière minute, une prochaine vient d’être annoncée pour ce jeudi 30 mai.

« Les dernières offres de l’employeur ne permettent toujours pas de rattraper les années d’inflation élevée que nous venons de passer après notre dernière convention collective de six ans. Nous sommes encore pris avec des conditions inférieures à la concurrence en aéronautique sur plusieurs points importants », affirme Michael Durand, président du syndicat.

Ce dernier souligne le fait que les trains d’atterrissage fabriqués par Safran sont essentiels dans l’assemblage des avions d’Airbus, de Boeing et de Bombardier, notamment pour son fameux avion d’affaires Global 7500. Une longue grève pourrait alors avoir des conséquences importantes.

« Difficile de comprendre qu’une entreprise, maillon de la chaîne de l’aéronautique, offre des conditions de travail vraiment inférieures aux autres et menace par le fait même une partie de ce secteur si porteur de l’économie du Québec », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Il faudrait que l’employeur finisse par atterrir à la bonne place et soit compétitif dans ses offres aux travailleuses et aux travailleurs », ajoute Sylvain Grenier, trésorier de la FIM–CSN.

« On surveille ce conflit de près, car il pourrait avoir un impact régional. Nous sommes derrière les syndiqué-es de Safran », déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 29 janvier 2026

Google ajoute la génération d'images par IA au navigateur Chrome

Google dote son navigateur Chrome d'une fonctionnalité permettant de modifier des images et d'un assistant virtuel pour aider à accomplir des tâches en ligne, dans le cadre de sa stratégie visant à dynamiser ses services numériques grâce à davantage de technologies d'intelligence artificielle (IA). Parmi les fonctionnalités déployées, citons la ...

Publié le 27 janvier 2026

Critiques de lois du gouvernement Legault: un appui international pour les syndicats

Les syndicats du Québec viennent de recevoir un appui international dans leur lutte contre certains projets de loi du gouvernement Legault. La Confédération syndicale internationale (CSI) a émis une déclaration exprimant «son plein et entier soutien aux syndicats au Québec confrontés à une série d'attaques graves contre les droits syndicaux et la ...

Publié le 22 janvier 2026

Le salaire minimum au Québec passera à 16,60 $ l'heure le 1er mai

Le salaire minimum, au Québec, passera de 16,10 $ à 16,60 $ l'heure, le 1er mai. Environ 258 900 salariés devraient bénéficier de cette hausse de 50 cents l'heure, ou 3,1 %, dans des industries comme le commerce de détail, par exemple. Pour les employés à pourboire, le taux horaire passera à cette date de 12,90 $ à 13,30 $. Là aussi il s'agit ...