Industrie aéronautique
Longue grève en vue chez Safran
Les travailleuses et les travailleurs de Safran, spécialisés dans la fabrication de système d’atterrissage pour les avions, ont rejeté à 99 % les dernières offres globales et finales de l’employeur. La grève est donc déclenchée à partir d’aujourd’hui pour faire avancer la négociation.
Dans l’assemblée de dimanche soir dernier, les 130 membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Safran–CSN ont également voté à 98 % pour une séquence de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève est ainsi déclenchée ce matin pour une période de sept jours, mais pourrait se prolonger si rien ne bouge à la table pendant ce temps. Il y a eu 23 jours de négociation jusqu’à maintenant, et, nouvelle de dernière minute, une prochaine vient d’être annoncée pour ce jeudi 30 mai.
« Les dernières offres de l’employeur ne permettent toujours pas de rattraper les années d’inflation élevée que nous venons de passer après notre dernière convention collective de six ans. Nous sommes encore pris avec des conditions inférieures à la concurrence en aéronautique sur plusieurs points importants », affirme Michael Durand, président du syndicat.
Ce dernier souligne le fait que les trains d’atterrissage fabriqués par Safran sont essentiels dans l’assemblage des avions d’Airbus, de Boeing et de Bombardier, notamment pour son fameux avion d’affaires Global 7500. Une longue grève pourrait alors avoir des conséquences importantes.
« Difficile de comprendre qu’une entreprise, maillon de la chaîne de l’aéronautique, offre des conditions de travail vraiment inférieures aux autres et menace par le fait même une partie de ce secteur si porteur de l’économie du Québec », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.
« Il faudrait que l’employeur finisse par atterrir à la bonne place et soit compétitif dans ses offres aux travailleuses et aux travailleurs », ajoute Sylvain Grenier, trésorier de la FIM–CSN.
« On surveille ce conflit de près, car il pourrait avoir un impact régional. Nous sommes derrière les syndiqué-es de Safran », déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Certains Canadiens continueront de boycotter l'alcool américain
L'interdiction des alcools américains est devenue un point d'achoppement majeur dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais certains consommateurs ontariens affirment qu'ils ne se tourneront pas vers le vin californien ni vers le bourbon du Kentucky, même si ces produits réapparaissent dans les rayons des ...
LIRE LA SUITE
Les droits de douane pourraient être imposés la nuit prochaine, à moins d'un accord
Malgré le sursis accordé plus tôt cette semaine par Donald Trump, la menace tarifaire n'est pas écartée pour autant, alors qu'un nouveau moment crucial surviendra dans la nuit de vendredi à samedi. En juillet, M. Trump avait annoncé qu'il imposerait de nouveaux droits de douane de 50 % sur un large éventail de produits canadiens. Ces droits ...
LIRE LA SUITE
Le syndicat des agents de bord de WestJet lève le voile sur l'entente de principe
Une journée de grève a permis aux agents de bord de WestJet d'obtenir une augmentation salariale de plus de 18 % sur trois ans, ainsi qu'une nouvelle rémunération pour des tâches que l'entreprise ne prenait généralement pas en charge. Ces conditions ont été présentées sur un nouveau site web lancé par le Syndicat canadien de la fonction ...
LIRE LA SUITE