«Rétablir la stabilité du système postal»
Postes Canada rejette la demande d'arbitrage exécutoire du syndicat
Postes Canada a rejeté la demande du syndicat représentant environ 55 000 de ses travailleurs de soumettre leur conflit de travail en cours à l'arbitrage exécutoire.
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a formulé cette demande dans un communiqué publié samedi, indiquant qu'il invitait Postes Canada à un processus d'arbitrage juste, définitif et exécutoire afin de mettre fin aux négociations qui traînent depuis des mois sans aboutir à une nouvelle convention collective.
La société d'État a toutefois rejeté la proposition dans une réponse publiée dimanche, affirmant vouloir «rétablir la stabilité du système postal» et disant que la demande d'arbitrage exécutoire du syndicat aurait l'effet inverse.
Postes Canada soutient que l'arbitrage serait long et compliqué et durerait probablement plus d'un an, ce qui aggraverait «les difficultés financières importantes de l'entreprise», a indiqué la société dans un communiqué.
Postes Canada a présenté mercredi au syndicat ce qu'elle a appelé ses «offres finales», comprenant des concessions, notamment la fin des heures supplémentaires obligatoires et une prime à la signature pouvant atteindre 1000 $.
L'entreprise a cependant maintenu sa proposition d'augmentation salariale cumulative de 14 % sur quatre ans et de personnel à temps partiel en quarts de fin de semaine, un point de friction majeur dans les négociations.
Postes Canada a déclaré que les deux parties étaient à couteaux tirés après des mois de conciliation et de médiation et a demandé à la ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, d'imposer un vote des membres du syndicat sur ses dernières propositions.
Le syndicat est en position de grève légale depuis le 23 mai, mais a jusqu'à présent choisi d'interdire à ses membres de faire des heures supplémentaires.
— Avec des informations de Christopher Reynolds, à Montréal
La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Français: les entreprises de compétence fédérale débourseraient 81,9 millions $
La loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale (LUFEP) devrait coûter aux entreprises 81,9 millions $ sur cinq ans, soit beaucoup moins que ce qui était prévu au départ. Le bureau de la directrice parlementaire du budget (BDPB) a déposé mardi des estimations actualisées des coûts d’une loi ...
LIRE LA SUITE
Les distilleries seront les plus touchées par l'interdiction sur l'alcool canadien
Les distilleries et les producteurs de spiritueux risquent d’être les plus durement touchés parmi les producteurs d’alcool canadiens, les États-Unis ayant proposé une interdiction générale des alcools canadiens à compter de la fin de ce mois. Craig Johnston, économiste en chef chez Financement agricole Canada, a indiqué que les ...
LIRE LA SUITE
Revoir le Code du bâtiment pour contrer les effets de la chaleur sur les travailleurs
Baisse de motivation, déshydratation, fatigue: les travailleurs québécois subissent les effets de la chaleur, montre un nouveau sondage. La Coalition québécoise pour un droit à la fraîcheur demande aux décideurs d'adopter une stratégie de refroidissement responsable. Dans cette stratégie, il serait notamment question d'adapter le Code du ...
LIRE LA SUITE
