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Renouvellement de leur convention collective

Des paramédics des Laurentides et de Lanaudière manifestent

durée 13h00
24 octobre 2025
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Par Salle des nouvelles

Des travailleurs de la région des Laurentides et de Lanaudière ainsi que des paramédics de partout au Québec se sont rendus hier devant le siège social de Services préhospitaliers Laurentides–Lanaudière, à Mirabel.

Cette manifestation est une démonstration de solidarité à l’égard des quelque 250 paramédics à l’emploi de l’entreprise qui subissent des représailles patronales pour avoir exprimé leur exaspération devant la lenteur des progrès à la table de négociation pour le renouvellement des conventions collectives.

Depuis le 1er avril 2025, l’entreprise multiplie les mesures d’intimidation et de répression à l’égard des paramédics à son emploi. Entre autres exemples, notons des avis écrits à une cinquantaine de paramédics suivant une mobilisation tenue le 1er avril. Quatre paramédics ont été suspendus pour une journée. De plus, le 23 juillet, une gestionnaire de l’entreprise est intervenue directement auprès d’un paramédic, exigeant qu’il cesse sa participation à une mobilisation se déroulant à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme. Deux paramédics ont également été menacés de suspension et l’employeur a notifié au syndicat que d’autres mesures pourraient être imposées suivant une enquête qu’il mène. Notons que toutes les manifestations des paramédics, bien que bruyantes, sont légales et qu’elles se déroulent dans le respect. L’enquête syndicale est formelle : la répression patronale est complètement injustifiée.

Ces pratiques de SPLL minent grandement le climat de travail au sein de l’entreprise. « Quand un employeur s’en prend injustement à une personne syndiquée, ce sont tous les syndicats qui répondent. C’est comme ça à la CSN, souligne la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé. J’invite l’entreprise à changer son fusil d’épaule : au lieu de mettre de la pression pour bâillonner les paramédics, pourquoi ne pas exercer son influence auprès des représentantes et représentants patronaux et du gouvernement pour qu’on en vienne enfin à une entente satisfaisante ? Ce serait en tous cas beaucoup plus positif pour les relations de travail ».

Sans convention collective depuis le 1er avril 2023, quelque 3300 paramédics sont actuellement en négociation. Pour le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Réjean Leclerc, les gestes d’intimidation et les représailles des employeurs n’érodent pas la détermination des travailleuses et des travailleurs. « Ce sont les paramédics sur le terrain qui tiennent le système préhospitalier à bout de bras. Au quotidien, ils sont confrontés à toutes sortes de situations auxquelles ils doivent répondre dans des conditions rarement optimales. Ils doivent se battre chaque jour contre le manque de ressources et de main-d’œuvre, la surcharge de travail, le recours constant aux heures supplémentaires... L’employeur refuse toutes les propositions syndicales de solution et préfère se tourner, à grands frais, vers des agences de personnel. La dernière chose dont on a besoin ici c’est d’un employeur qui cherche tous les prétextes pour s’en prendre à celles et ceux qui osent dénoncer l’inacceptable. »

Le président du Syndicat des paramédics des Laurentides-Lanaudière (SPLL–CSN), Danny Leggo-Beaudoin, s’est réjoui de l’appui provenant de divers syndicats. « Notre travail est déjà assez difficile au quotidien, c’est déplorable qu’on doive en plus subir l’adversité de notre propre employeur. Aujourd’hui, plein de syndicats sont venus nous dire de ne pas lâcher. Plusieurs ont déjà vécu de tels épisodes de mauvaises relations de travail et ont été en mesure de les surmonter. J’en appelle à l’employeur : on a l’occasion de faire table rase du passé et de travailler l’avenir sur de nouvelles bases. J’espère que notre message sera entendu ! »

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