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Enveloppe de 55 millions $

Le gouvernement Legault investit pour améliorer la productivité par la formation

durée 18h00
2 février 2026
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Par La Presse Canadienne

Québec tente de donner une plus forte impulsion à la productivité des PME.

La ministre de l’Emploi, Pascale Déry, était de passage lundi dans une usine de Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie, pour annoncer le lancement d’un nouveau programme doté d’une enveloppe de 55 millions $ sur deux ans qui vise notamment à soutenir le développement de compétences pour accroître la compétitivité.

«On a besoin d'une main-d'œuvre de plus en plus qualifiée. Puis il y a également toute la progression rapide de l'intelligence artificielle qu'on tarde vraiment encore une fois à intégrer dans nos entreprises québécoises», a déclaré Mme Déry en conférence de presse.

Le programme Productivité-Compétence sera financé par le Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre. La ministre a expliqué que l’amélioration de la productivité, «ça ne se résume pas simplement à plus de travail ou à plus de production. C'est plutôt utiliser de manière plus efficace les outils, les atouts, les talents qu'on a, qu'on possède déjà, puis de créer de la valeur ajoutée».

«Concrètement, ça peut permettre, par exemple, à des travailleurs d'être assistés par un logiciel pour se libérer de tâches qui sont plus cléricales, tout ce qui concerne l'administration, la gestion de données, la planification, pour qu'on se concentre davantage sur des tâches à valeur ajoutée et qu'on puisse réattribuer des taches plus stimulante à des employés et les faire grimper à l'intérieur de l'entreprise aussi», a-t-elle précisé.

L’enveloppe de 55 millions $ est ventilée comme suit: 20 millions $ iront à des projets de formation en innovation et en intelligence artificielle; 10 millions $ seront consacrés à des projets de compétences de gestion en PME; 20 millions $ seront dirigés vers des projets en économie verte; et enfin 5 millions $ iront à des projets de formation en littératie, en numératie et en littératie numérique.

S'adapter par la formation

Pascale Déry affirme que les nouvelles réalités économiques, marquées par l’incertitude et l’imprévisibilité, obligent à renforcer la formation. «Dans les années à venir, la productivité de nos entreprises va grandement dépendre de notre capacité à développer les compétences de la main-d’œuvre.»

Le programme n’entend pas reposer strictement sur le milieu de l’éducation. Le ministère est en appel de projets qui pourront émaner de plusieurs secteurs, a-t-elle dit. «On est à évaluer les critères d'appels à projets, mais ce sont des formations sur des logiciels. Ça peut être l'entreprise qui va avoir ces acteurs-là, ça peut être plusieurs acteurs du milieu. Les promoteurs collectifs, ils ont déjà cette aptitude et cette habileté. Ils font affaire avec des réseaux de l'enseignement supérieur aussi.»

«Quand on aura évalué le besoin de formation lors de l'appel à projets, à ce moment-là, ça va se déployer avec les ressources qui se déploient normalement. On pourra aussi faire appel aux ressources des établissements d'enseignement supérieur pour former ces gens-là.»

La FCEI applaudit

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui représente les PME, accueille favorable cette annonce. Dans un communiqué, son vice-président pour le Québec, François Vincent, souligne que «renforcer les parcours de formation et faciliter le développement des compétences, sont deux mesures alignées avec les besoins exprimés par les PME qui souhaitent moderniser leurs opérations».

La FCEI souligne que 39 % des PME ayant automatisé leurs opérations ont dû requalifier ou réorienter leurs employés. D’après la FCEI, «les gains de productivité observés après l’automatisation se situent autour de 15 à 20 %, confirmant l’impact positif de ces investissements».

L’organisme profite toutefois de l’occasion pour revenir sur un de ses principaux chevaux de bataille, soit une demande d’allègement du fardeau fiscal de ses membres. «C’est d’autant plus important que le Québec est l’endroit au pays avec la fiscalité pour petites entreprises la plus lourde et la plus injuste», soutient-on dans le communiqué publié après l’annonce de la ministre.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

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