Le temps d’une clope, une web série faite à Sainte-Thérèse
Par Fanny Arnaud
C’est l’histoire de deux gars et d’une fille qui pensent que si on ne se lance pas dans la vie, il ne se passe rien.
Cédric Patry, 20 ans, Jean-Marc Plante, 25 ans et Camille Buisson-Gentilhomme, 19 ans, ont décidé de créer ensemble une web série, montée dans les locaux du Collège Lionel Groulx, à Sainte-Thérèse.
Le premier épisode doit être diffusé dans deux semaines. En attendant, pour ces passionnés de cinéma, la pression monte.
«On ne se prend pas au sérieux, mais on est très sérieux», a dit Jean-Marc, le réalisateur.
Une idée originale
Cédric est auteur et acteur. Pour écrire cette série, il a été inspiré par les courtes conversations que les fumeurs peuvent avoir quand ils sont entre eux, d’où le titre Le temps d’une clope.
Quant au format, il n’y a pas eu d’hésitation. Il fallait que ce soit court et simple.
«L’objectif est de pouvoir regarder un épisode, sur son cellulaire, dans le bus, sans dépenser tout son forfait», a expliqué Cédric.
L’idée a émergé il y a trois mois, et, depuis, ils ne comptent plus les heures qu’ils ont passées sur le projet. Les collaborateurs se sont ajoutés un par un pour atteindre 25 personnes et, au début du mois, le premier tournage a eu lieu, durant 17 h.
L’idée, pour eux, est de débuter leur carrière, de rencontrer d’autres jeunes professionnels, de se faire un réseau et pourquoi pas, rebondir ensuite sur un projet de plus grande ampleur.
Des jeunes de la région
«On est, avant tout, une gang d’amis», a dit Jean-Marc.
Tous les trois ont été étudiants au collège Lionel Groulx, en cinéma ou interprétation.
Jean-Marc et Cédric ne le sont plus, mais, disent-ils, l’aide qu’ils ont reçue de l’établissement pour leur projet est inestimable. Non seulement ils utilisent la salle de montage du club vidéo, mais leurs anciens professeurs sont toujours disposés à les conseiller et les recommander.
La difficile question du financement
Le premier épisode a trouvé un commanditaire, mais la question se pose pour la suite.
Cédric et Jean-Marc ont des emplois à temps partiel, mais ce n’est pas suffisant pour financer la location du matériel.
S’ils espèrent un jour être contactés par une entreprise de production, ils comptent, pour l’instant, organiser des levées de fonds et solliciter les donateurs sur internet.