Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ministre de l'Éducation

Profs qui n'ont qu'un diplôme d'études secondaires: mieux que rien, plaide Drainville

durée 12h00
2 juin 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Un enseignant non légalement qualifié, qui n'a qu'un diplôme d'études secondaires (DES), c'est mieux que pas d'enseignant du tout, estime Bernard Drainville.

Le ministre de l'Éducation réagissait, jeudi, aux données obtenues par Le Journal de Québec qui montrent qu'au moins trois profs ne détenant qu'un DES se sont vu confier une classe l'an dernier dans le réseau public. 

Pas moins de 541 enseignants n'avaient en poche qu'un diplôme d'études collégiales (DEC).

«La raison pour laquelle on se retrouve dans cette situation-là, c'est qu'on est en situation de pénurie», a expliqué M. Drainville en mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

«Ce n'est pas le premier choix, bien entendu, mais si le choix, c'est entre une personne qui n'est pas légalement qualifiée et pas de personne du tout... c'est ça le dilemme devant lequel nous sommes placés présentement.»

Le ministre a rappelé qu'il existe une nouvelle voie rapide de 30 crédits universitaires pour les gens qui détiennent déjà un baccalauréat et qui veulent se qualifier comme enseignant.

Il a ajouté tenter «par tous les moyens» de retenir les enseignants dans le réseau et d'en attirer de nouveaux.

«J'ai écrit une lettre aux professeurs retraités pour leur demander de songer à revenir donner un petit coup de main. Ça pourrait être une journée ou deux par semaine, (...) ça pourrait être un temps plein aussi», a-t-il dit.

La semaine dernière, la vérificatrice générale Guylaine Leclerc s'était inquiétée du nombre élevé d'enseignants non qualifiés dans le réseau public. Elle disait craindre les conséquences sur les élèves.

Plus du quart des enseignants qui ont travaillé en 2020-2021 étaient non légalement qualifiés, a-t-elle trouvé. Des 111 151 enseignants dans le réseau, 80 630 étaient qualifiés et 30 521 ne l'étaient pas.

Mme Leclerc déplorait que les initiatives du ministère et des centres de services scolaires pour contrer la pénurie d'enseignants qualifiés étaient gérées «à la pièce», sans vue d'ensemble.

Entre-temps, la pénurie entraîne la diminution de la qualité de l'enseignement, et l'augmentation de l'insécurité et l'anxiété des élèves, en raison du fait qu'ils subissent des changements d'enseignants répétés, selon elle.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Québec convertit 5000 places de garde non subventionnées en places subventionnées

Le ministre des Finances, Eric Girard, annonce la conversion de 5000 places de garde non subventionnées en places subventionnées. Il s'agit d'une mesure qui se retrouvera dans le budget du Québec 2026-2027 que le ministre présentera ce mercredi, à Québec. Son coût est estimé à 400 millions $ sur cinq ans. Déficit oblige, M. Girard a promis, en ...

Publié le 6 mars 2026

La Cour suprême confirme que les demandeurs d'asile ont droit aux CPE

La Cour suprême du Canada juge que le fait d’exclure les demandeurs d’asile du régime des garderies subventionnées est discriminatoire à l’égard des femmes. Le gouvernement du Québec est débouté pour une troisième fois. Plus de détails à venir.

Publié le 2 mars 2026

Appel d’offres pour les travaux d’agrandissement du pavillon F

L’important chantier visant à moderniser les infrastructures du pavillon F du Cégep de Saint-Jérôme franchi une étape importante, soit le lancement de l’appel d’offres qui mènera à la sélection d’un entrepreneur. Celui-ci sera responsable de réaliser les travaux d’agrandissement et de rénovation du bâtiment situé au 210, rue Georges- ...