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Il était le «chouchou» de sa classe

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28 mars 2012
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Par Éric Thibault / Agence QMI

« J'étais clairement son élève préféré », a témoigné la présumée victime de l'ex-enseignante Tania Pontbriand, mercredi, et ce, avant même que l'étudiant de 15 ans commence à avoir des rapports sexuels avec elle.

Maintenant âgé de 25 ans, le plaignant est de nouveau soumis au contre-interrogatoire de la défense, au troisième jour du procès de la femme de 40 ans, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Il a expliqué au juge Valmont Beaulieu que sa professeure d'éducation physique et de « leadership », alors qu'il était en 10e année dans une école de Rosemère, faisait exprès d'aller s'asseoir tout près du pupitre qu'il occupait en classe, au printemps 2002.

« Elle m'a dit qu'elle aimait être près de moi, a indiqué le plaignant. Je l'ai vu crier après d'autres élèves quand elle n'était pas contente et je peux vous dire que je n'ai jamais été puni autant que les autres. Et plus l'année avançait, plus ça paraissait qu'elle avait de l'affection pour moi. »

Accusée d'agressions sexuelles en situation d'autorité sur son élève, Tania Pontbriand n'a toutefois pas encore entendu ses avocates poser une seule question spécifique au plaignant sur les crimes reprochés.

« Il fabule... »

Mes Isabelle Patoine et Hanan Mrani ont passé les deux dernières demi-journées à « mettre la table » avec des questions dont la pertinence a souvent été remise en doute par le juge Beaulieu et la procureure de la Couronne, Me Caroline Lafleur.

« On veut tester sa mémoire. Des fois, ça prend du temps avant de pouvoir démontrer que quelqu'un fabule », s'est justifiée Me Patoine devant le tribunal, après que Me Lafleur eut fait valoir qu'on n'était pas près de voir la fin de ce procès.

La victime alléguée a notamment dû relater en détail le soir de ses premiers rapprochements avec l'accusée, en mai 2002, lors d'une sortie de classe de plusieurs jours en vélo. Le groupe campait à Oka et une mouffette est sortie du bois alors que l'étudiant, sa prof et quelques autres jeunes jouaient au backgammon dehors ou jasaient autour d'un feu.

« On s'est réfugiés, elle et moi, dans une camionnette et on y a passé la nuit à discuter. On a connecté », a-t-il expliqué.

Ce n'est que plus tard durant cette année que l'élève de 15 ans et sa professeure, qui en avait alors 30, ont eu environ 300 relations sexuelles ensemble, jusqu'à ce qu'elle mette fin à leur liaison interdite en 2004.

Comme c'est le cas depuis le début de ce procès amorcé en septembre, l'accusée prend des notes sans relâche pendant que le plaignant témoigne, levant rarement la tête en direction de ce dernier.

Pour la première fois, le jeune homme, qui étudie maintenant à l'université, a eu du mal à maîtriser ses émotions en cour, versant quelques larmes pendant que la défense l'interrogeait sur le divorce de ses parents et sa situation conflictuelle avec son frère, qui a également eu l'accusée comme professeure.

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