La police témoigne au procès Pontbriand
Suite du procès de Tania Pontbriand ex-professeure d'éducation physique de Rosemère, accusée d'agressions sexuelles sur un mineur sous son autorité, au Palais de justice Saint-Jérôme, le mardi 27 novembre 2012.
Une fois l’interrogatoire policier complété et la caméra éteinte après son arrestation, l'enseignante Tania Pontbriand semblait soulagée, faisait part de ses états d’âme aux policiers et se confondait en excuses pour son attitude des dernières heures.
C’est ce qu’a témoigné le sergent-détective Luc Larocque lors du procès de Tania Pontbriand, qui a repris mardi matin après une longue pause de plus de six mois.
La femme aujourd’hui âgée de 42 ans est accusée d‘avoir agressé sexuellement un mineur alors qu’elle était en position d’autorité sur lui.
Tania Pontbriand et sa victime présumée auraient entretenu une passion amoureuse entre 2002 et 2004. À l’époque, la femme alors âgée de 30 ans était enseignante à l’école Rosemère, établissement scolaire que fréquentait l’adolescent de 15 ans. Ce dernier a déjà dit en cour avoir eu plus de 300 relations sexuelles avec l'accusée.
Soulagée
En mai 2007, Tania Pontbriand a finalement été arrêtée puis interrogée par des enquêteurs de la Régie de police Thérèse-de-Blainville.
Après cet interrogatoire qui a duré plus de six heures, la femme semblait «soulagée», selon le témoin de la Couronne. Elle aurait notamment dit que cela faisait cinq ans que sa présumée victime «la tenait» et qu’elle en avait même parlé à son conjoint.
Elle aurait aussi ajouté en anglais : «j’ai fait des erreurs, je le sais», relate l’enquêteur.
La femme se serait ensuite confondue en excuses, disant qu’elle n’était pas «une mauvaise personne».
«Je m’excuse, je ne voulais pas être déplaisante avec vous», aurait-elle dit aux enquêteurs, précisant qu’elle ne voulait pas parler lors de l’interrogatoire, à cause des caméras qui la gênaient.
Selon le sergent-détective Larocque, durant l'heure suivant cet interrogatoire, la femme «ventilait» et exprimait ses états d’âme, sans même que les policiers n’aient à poser de questions.
«Vous avez été gentils avec moi. Dans un autre contexte, on aurait pu aller prendre une bière», aurait-elle laissé tomber.
Tania Pontbriand aurait également dit qu’elle avait des choses à dire au sergent-détective Larocque et qu’elle l’appellerait le lendemain. Elle ne l’a finalement jamais contacté.
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