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«Je ne sais même pas qui il est»

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24 mai 2013
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Par Simon Laliberté

SAINTE-THÉRÈSE- La mairesse de Sainte-Thérèse a nié en bloc les allégations de l’ingénieur à la retraite Roger Desbois. Elle a affirmé que les personnes citées, Jean-Guy Chartrand et Louis Desjardins, n’ont jamais joué le rôle d’organisateurs politiques. M. Chartrand n’aurait jamais fait de politique selon elle.

La mairesse de Sainte-Thérèse a rencontré Jean-Guy Chartrand pour la première fois au lendemain du témoignage de Roger Desbois. «Il a téléphoné à l’hôtel de ville ce matin (jeudi). Il m’a dit qu’il ne me connaissait pas. Je lui ai répondu la même chose», a-t-elle expliqué.

Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, Roger Desbois avait affirmé que Jean-Guy Chartrand lui avait demandé 5 000$ en argent comptant comme organisateur politique de Sylvie Surprenant en 2005.

Mme Surprenant a confirmé que Louis Desjardins avait bel et bien fait partie de son équipe lors de la campagne de 2009, mais pas dans le rôle décrit par Desbois lors de son témoignage.

«M. Desjardins a agi comme responsable des bénévoles lors de la dernière journée de l’élection. Il n’a jamais rencontré M. Desbois», a-t-elle affirmé.

La mairesse de Sainte-Thérèse indique qu’elle a elle-même rencontré M. Desbois à quelques reprises lors de soirées. Elle n’a aucune idée pourquoi l’ingénieur à la retraite a fait ces déclarations.

«Il faudrait lui poser la question», a-t-elle répondu.

Pour ce qui est de la station de purification d’eau, Mme Surprenant a rappelé que le comité de sélection n’était formé que de deux membres de Sainte-Thérèse, dont le directeur général adjoint, Robert Asselin ainsi que Serge Perras. Les cinq autres membres avaient été nommés par les autres villes desservies à savoir Boisbriand, Blainville et Mirabel.

«Il s’agissait d’un appel d’offres public. Il faut faire confiance au comité de sélection», a-t-elle indiqué.

Chartrand surpris

Jean-Guy Chartrand corrobore les propos de Sylvie Surprenant. «Avant ce matin, je ne savais même pas ce qu’elle avait l’air», a-t-il expliqué encore surpris d’avoir été cité à la commission Charbonneau.

Il dit avoir rencontré la mairesse de Sainte-Thérèse que le 23 mai afin de faire la lumière sur les allégations de Roger Desbois.

À la commission Charbonneau, l’ingénieur à la retraite de la firme Tecsult avait décrit M. Chartrand comme l’organisateur politique de Sylvie Surprenant pour l’élection de 2005.

«Je n’ai jamais rien voulu savoir de ces affaires-là», a déclaré l’entrepreneur en construction de Blainville. Avant de la rencontrer pour faire la lumière sur ces allégations, jeudi, Jean-Guy Chartrand affirme que non seulement il ne savait pas à quoi ressemblait la mairesse de Sainte-Thérèse, mais il n’avait jamais rencontré Roger Desbois.

M. Desbois a pourtant révélé sous serment que M. Chartrand lui aurait demandé 5 000$ d’argent comptant pour le financement de la campagne de Mme Surprenant.

«La seule chose que je vois si M. Desbois a raison, c’est que quelqu’un a voulu se servir de mon nom», a-t-il soumis en hypothèse.

Rencontré par les enquêteurs

L’entrepreneur en construction qui a construit plusieurs maisons à Blainville et à Mirabel confirme qu’il a rencontré les enquêteurs de la commission avant le témoignage de M. Desbois.

«Ils m’ont demandé si je le connaissais. Je leur ai répondu que non. Ils m’ont même demandé une photo pour que Roger Desbois puisse m’identifier», a mentionné M. Chartrand.

Lorsque l’entrepreneur a entendu le témoignage de l’ingénieur à la retraite, il a fait tout un saut. «J’ai rappelé les enquêteurs pour leur dire que je voulais le poursuivre pour 1M$. Ils m’ont répondu que ça ne servait à rien. Qu’il y avait 26 Jean-Guy Chartrand au Québec», a-t-il dit.

Depuis le témoignage de Desbois, M. Chartrand est victime de quolibets de la part de ses proches. «Ils m’appellent pour me dire qu’ils vont venir me porter des oranges en prison», a-t-il dit, indiquant qu’il allait mener sa propre enquête afin de connaître la vérité.

Blainville suspend Cayer

Toujours en lien avec le témoignage de M. Desbois, la ville de Blainville a décidé de suspendre ses liens politiques avec Dominic Cayer, un conseiller en communication de Blainville.

Les autres contrats signés avec les entreprises de M. Cayer continueront d’être honorés. C’est principalement le service-conseil au cabinet du maire ainsi qu’à la direction générale qui est suspendu pour l’instant.

Le maire François Cantin doit en dire plus long sur la situation entre Dominic Cayer et la Ville lors de la prochaine séance du conseil municipal, mardi prochain.

Par voie de communiqué, Dominic Cayer s’est dissocié des propos de Roger Desbois. «En 2005, je ne connaissais même pas M.Desbois, je n’avais aucune idée de qui il était. Alors, non il ne m’a jamais remis la somme de 12 000 $. En 2009, à ma connaissance, il était semi-retraité et il avait été mis de côté par les nouveaux gestionnaires», a tenu à préciser M.Cayer, toujours par voie de communiqué.

Rappelons que Dominic Cayer a été conseiller municipal à Blainville de 2001 à 2005. Il représentait le Vrai Blainville, parti politique de l’actuel maire François Cantin.

 

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