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Les problèmes de corruption ne datent pas d'hier

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12 octobre 2011
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Par Simon Dessureault

Le commentateur et analyste politique à RDI Jean-Pierre Charbonneau croit que les problèmes de corruption dans le domaine de la construction et de la politique existent depuis au moins les années 1950.

« Le blanchiment d'argent dans le milieu de la construction et les problèmes d'infiltration de la mafia avec les syndicats ne datent pas d'hier. Le financement illégal des partis politiques est aussi une constance dans l'histoire qui se répète actuellement d'une certaine façon, mais avec des gens différents et des méthodes différentes », a dit M. Charbonneau, lors d'un entretien téléphonique avec l'Écho de la Rive-Nord.

M. Charbonneau a toutefois précisé que le financement de l'époque n'était pas aussi encadré qu'aujourd'hui. « Il n'y avait pas de loi sur le financement des partis politiques à l'époque », a ajouté celui qui a aussi été député du parti Québécois de 1976 à 1989 et de 1994 à 2006.

Toujours selon M. Charbonneau, c'est propre à plusieurs pays et à plusieurs époques que de tenter d'avoir des contacts privilégiés avec le milieu politique et les gens au pouvoir. « Ce l'était dans les années 50 et ça l'est encore aujourd'hui », a-t-il ajouté

La Commision d'enquête

M. Charbonneau était par ailleurs à Blainville le lundi 17 octobre pour donner une conférence dans le cadre de la semaine des bibliothèques publiques du 15 au 22 octobre. Il y a raconté sa vie comme journaliste d'enquête sur la pègre et la corruption.

Dans les années 70, lorsqu'il travaillait au journal Le Devoir, il s'est attaqué à la corruption municipale à Saint-Léonard ainsi qu'à la direction de la police de Montréal. Ses écrits ont déclenché quatre commissions d'enquête et en 1973, il a été victime d'une tentative de meurtre en pleine salle de rédaction du Devoir. Son livre, La Filière canadienne, a été décoré du prix Beccaria de la Société de criminologie du Québec.

Pour M. Charbonneau, le gouvernement ne peut plus échapper à une Commission d'enquête. « La pression de la population est trop forte depuis le rapport Duchesneau. C'est important d'avoir des mécanismes dans la société pour faire le ménage de temps en temps. Il n'y avait pas eu d'unité permanente anticorruption depuis 1970 au Québec. Là on a attendu trop longtemps », a-t-il dit.

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