Les élus municipaux sont peu actifs
Par Eric Mondou
Les conseillers municipaux Vincent Arseneau et Tom Whitton jugent que l’utilisation des réseaux sociaux est devenue incontournable dans la vie d’un élu.
Les conseillers de Sainte-Thérèse et de Deux-Montagnes font partie des spécimens rares dans les Basses-Laurentides. En effet, les deux élus appartiennent à un groupe très restreint d’élus municipaux à nourrir activement les bêtes que sont Facebook et Twitter, et ce, à des fins politiques.
« Pour moi, ce sont d’abord des moyens supplémentaires d’interagir avec les citoyens. Il y a mon numéro de téléphone, mon adresse courriel, mais aussi Facebook et Twitter, qui sont d’autres façons pour entrer en contact », a indiqué d’entrée de jeu Tom Whitton, actif sur les réseaux sociaux depuis son entrée en politique, en 2009.
Son homologue de Sainte-Thérèse appuie ses propos en insistant sur un des rôles clés qu’un élu doit jouer, soit celui de représenter la population. « D’être présent sur les réseaux me permet de consulter et de tenir compte des points de vue des électeurs plus facilement », a noté M. Arseneau.
De surcroît, dans le contexte municipal délicat où les citoyens demandent une plus grande transparence, l’échevin de Deux-Montagnes considère que ces plateformes sont le moyen idéal pour faire connaître ses positions politiques.
Toutefois, au contraire des paroles qui s’envolent, les écrits, eux, restent. Pour cette raison, vaut mieux réfléchir deux fois plutôt qu’une avant d’appuyer sur « envoyer ».
« C’est un couteau à double tranchant. Il faut savoir bien l’utiliser et bien réfléchir pendant son utilisation » a indiqué M. Arseneau.
Nouvelles règles
Avec les nouvelles mesures resserrant le financement politique municipal introduites le mois dernier, les deux protagonistes sont convaincus que les candidats ont tout avantage à profiter de ces outils lors de la prochaine campagne électorale.
«En un seul clic, il est possible de rejoindre un auditoire de 1000 personnes. Cela en fait un outil extrêmement important », a dit M. Arseneau, candidat à la mairie de Sainte-Thérère, qui a d’ailleurs promis d’utiliser ces instruments à outrance l’automne prochain.
Par ailleurs, M. Whitton, qui quittera la vie politique en novembre prochain, croit que l’univers du 2.0 est une façon de captiver le jeune électeur, beaucoup plus présent sur les réseaux sociaux, à la vie municipale.