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Mulcair vante l’industrie aéronautique

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À l’occasion d’une visite de l’usine Bell Helicoptere à Mirabel le vendredi 26 avril, le chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD) Thomas Mulcair en a profité pour rappeler ce qu’il qualifie de « fiasco », le contrat d’achat des avions F-35 des conservateurs.

Le chef néo-démocrate n’a pas manqué de souligner le dynamisme de Bell Helicoptere, une entreprise « à l’avant-plan de l’industrie au niveau mondial ». Il était accompagné de Mylène Freeman, députée du NPD dans la circonscription Argenteuil-Papineau-Mirabel,

M. Mulcair a rappelé les conclusions du rapport Emerson sorti en novembre dernier, qui recommande de faire de l’industrie aéronautique un dossier prioritaire.

« Malheureusement, les conservateurs ne semblent pas comprendre l’importance stratégique de cette industrie », dit le chef du NDP, rappelant le dossier de l’achat des avions pour remplacer les F-18. « Pire, rien dans le contrat des F-35 ne garantissait de retombées pour l’industrie aérospatiale québécoise et canadienne », rappelle Mylène Freeman.

Favoriser le marché

Thomas Mulcair a aussi soulevé que le gouvernement s’apprête à acquérir une quinzaine d’hélicoptères pour la Garde côtière canadienne. « Il ne faut pas répéter les erreurs de l’achat des F-35 en n’exigeant pas de contenu canadien dans les contrats d’acquisition », soulève le chef néo-démocrate.

De plus, l’aide aux entreprises aéronautiques demeure essentielle selon M. Mulcair. Non seulement pour maintenir ces emplois de qualité qui alimentent l’économie de la région, mais aussi le secteur de la formation en aéronautique qui en est la base. « Toutefois, le gouvernement conservateur délaisse l’industrie et a le dédain de ce qui relève des provinces. Ce dernier n’investit pas assez dans ce domaine. Le fait de couper dans les fonds de travailleurs, comme la FTQ prouve le manque de vision des conservateurs », a déclaré M. Mulcair.

Prêt à séduire le Québec

Le phénomène Justin Trudeau qui vient d’accéder à la tête du Parti Libéral fédéral ne semble pas ébranler le chef du NDP, Thomas Mulcair, qui souligne qu’il reste encore deux ans avant les élections. « Nos députés sont omniprésents sur le territoire et on est en train de bâtir notre membership », dit M. Mulcair, citant le travail de terrain que Pierre Dionne Labelle fait dans Rivière-du-Nord et Mylène Freeman dans Mirabel.

D’autre part, il ajoute que le dossier constitutionnel continue à préoccuper le NPD, qui défend la Déclaration de Sherbrooke. « Depuis six ans, nous avons travaillé avec Jack Layton, à l’ouverture au Québec et au respect de ses droits et de ses spécificités », indique-t-il. Il cite en exemple le fait que le Québec devrait avoir le droit « de se retirer de toutes dépenses fédérales dans les champs de compétences provinciales, avec pleine compensation, sans conditions ».