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Sylvie D'Amours se porte à la défense des exploitants agricoles

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8 octobre 2014
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste

Opposée à la syndicalisation de tous les travailleurs agricoles, la députée de Mirabel, Sylvie D’Amours, estime qu’il est faux de croire que cette catégorie d’employés soit « vulnérable » et « discriminée » en matière de loi du travail.

La députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris la défense des exploitants agricoles lors de la commission parlementaire devant étudier le projet de loi 8, qui vise à modifier le Code du travail de certains salariés d’entreprises agricoles. 

Venu présenter un mémoire qui soutenait la thèse de vulnérabilité des travailleurs agricoles, le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Jacques Frémont, a dû faire face aux tirs nourris de la députée de Mirabel.

« Pouvez-vous nous dire le pourcentage d’employés vulnérables au Québec? Quels sont les avantages pour un employeur à ce que les employés aient droit à l’accréditation syndicale? », a demandé la députée au président de la commission, qui est demeuré très évasif dans ses réponses.

« Cela fait 30 ans que je suis agricultrice et jamais, au grand jamais, nous avons entendu sur le terrain que nos employés étaient vulnérables. Ils sont fiers de travailler chez nous », a fait savoir la députée.

Entre autres choses, le projet de loi 8, qui est appuyé par la CAQ, interdit l’accréditation syndicale dans les entreprises agricoles qui emploient moins de trois salariés « de façon ordinaire et continue ».  

Salve contre le Parti québécois  

En outre, la députée de Mirabel a lancé quelques flèches bien senties au Parti québécois, qui s’est montré jusqu’à maintenant contre le projet de loi libéral. 

Le PQ déplore que l’on interdise l’accréditation syndicale, ce qui brimerait les droits de milliers de travailleurs temporaires.

Pour Mme D’Amours, cette sortie du PQ ne vise qu’à se rapprocher des syndicats et démontre que le parti souverainiste est encore déconnecté de ce qui se passe sur le terrain.

« Arrêtons de vivre dans les nuages. L’économie agricole est dans une situation précaire au Québec. Je ne crois pas que c’est le moment d’augmenter la complexité de la gestion de leur entreprise », a-t-elle indiqué.  

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