Lettre ouverte
La fin des compressions en santé
De la même façon que tous les Québécois, nous avons pris acte des défis posés par la situation actuelle des finances publiques.
De nombreux efforts ont été identifiés lors du dernier budget, notamment à la suite des recommandations du RPCU, afin de contrôler la croissance des dépenses et assurer la pérennité des services.
Tout en continuant à appuyer la réalisation de ces efforts de rigueur nécessaires, nous estimons qu’il est maintenant le temps de regarder vers l’avenir pour instaurer des politiques de santé plus performantes et visant une société plus juste.
À l’approche du budget 2015-2016, le RPCU demande donc au gouvernement de concrétiser l’engagement pris l’an dernier et de confirmer une croissance globale des dépenses de programmes en santé et services sociaux, incluant le réseau et le Ministère, à hauteur de 2,7 %.
De l’avis du RPCU, c’est à cette condition que nous pourrons dire que la santé est vraiment une priorité gouvernementale sur le plan budgétaire.
Maintenant que le plus gros de l’effort budgétaire a été fait, il est temps d’avoir une vision plus globale du rôle de la santé et des services sociaux. Dans une optique de santé globale et de justice sociale, certaines clientèles prioritaires devraient être l’objet de réinvestissements, si la situation financière le permet.
Il s’agit des jeunes en difficulté, des aînés en perte d’autonomie et de certaines autres clientèles vulnérables, dont les personnes handicapées, les personnes immigrantes et les personnes en situation de pauvreté ou itinérantes. Parmi les services qui ne sont pas financés adéquatement actuellement, notons les efforts de prévention des maladies, l’accès à la psychothérapie et les soins dentaires.
L’Organisation mondiale de la santé nous rappelle que les déterminants de la santé incluent tous les aspects des politiques sanitaires et économiques, car ces politiques peuvent avoir une forte incidence sur la santé, sur l’équité sanitaire et, par le fait même, sur les coûts sur la santé.
Le gouvernement du Québec doit appliquer un concept de santé globale et cela doit être fondé sur la dignité de tous les Québécois.
Par Pierre Blain, directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU)
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