Suite à une lettre ouverte publiée par un front commun des médias écrits
Louise Chabot et Simon Marcil dénoncent l'immobilisme du fédéral dans la crise des médias
Le porte-parole en matière de communications du Bloc Québécois, Martin Champoux, la députée de Thérèse-De Blainville, Louise Chabot, le député de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desilets, et le député de Mirabel, Simon Marcil, déplorent l’immobilisme du fédéral face à la crise que vivent les médias écrits québécois.
Par la voie d’une motion déposée à la Chambre des Communes reconnaissant le travail journalistique et demandant une meilleure distribution des revenus publicitaires, le Bloc Québécois faisait suite à une lettre ouverte publiée le matin même par un rare front commun des différents médias écrits québécois.
« Devant une crise, il faut prendre des mesures urgentes et le fédéral est immobile. Aujourd’hui, tous les éditeurs du Québec exigent qu’Ottawa corrige la profonde iniquité entre les géants du Web et nos médias dans les revenus publicitaires tirés du partage du travail de nos créateurs de contenu sur les plateformes numériques », a dénoncé Martin Champoux, porte-parole en Communications du Bloc Québécois.
La motion demandait que la Chambre réclame au gouvernement d’agir afin de mettre en place un système juste et équitable en ce qui a trait au partage des revenus. Elle reconnaissait aussi que ces revenus étaient obtenus grâce à l’usage des contenus des médias québécois et canadiens. Elle n’a toutefois pas été adoptée, le Parti conservateur ayant refusé d’y accorder son appui.
« Sans le travail des journalistes, il n’y aurait pas d’articles à partager sur les réseaux sociaux. Le contenu vient de nos médias, pas de Facebook ou Google. Si on ne protège pas les créateurs de contenu, nous perdrons un pilier majeur de la vie publique et démocratique ainsi que de nombreux emplois », a affirmé Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville.
« Malgré une crise qui dure depuis plus de 15 ans et une industrie encore plus fragilisée par la pandémie, le fédéral dit encore étudier, attendre et s’inspirer de ce qui se fait ailleurs avant de passer à l’action. Les constats sont faits depuis longtemps, est-ce qu’on attend qu’il soit trop tard ? », a déclaré Luc Desilets, député de Rivière-des-Mille-Îles.
« Ottawa doit agir pour que le travail de nos médias profite à nos médias. Et on doit enfin faire payer aux géants du Web des impôts pour les profits qu’ils font chez nous et remettre cet argent dans un fonds destiné à nos médias et à notre culture. C’est l’heure d’agir ! », a conclu Simon Marcil, député de Mirabel.
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