Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Paramédics dans les Laurentides et Lanaudière

Les paramédics dénoncent la gestion autoritaire de leur employeur.

durée 15h00
5 avril 2022
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par Mickael Couillerot, Journaliste

Les paramédics des Laurentides et de Lanaudière viennent de voir leur processus de prise de vacances complètement chamboulé.

L’employeur, Services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière (SPLL), a décrété unilatéralement une nouvelle méthode de distribution des vacances.

Pourquoi ? Il invoque les moyens de pression exercés par les paramédics, mais pour leur syndicat, ce sont davantage les difficultés d’attraction et de rétention du personnel qui sont en cause.

Ce sont les mauvaises conditions de travail des travailleuses et travailleurs les moins bien payés de l’urgence qui doivent être pointées du doigt. Alors que les paramédics expérimentés sont de plus en plus nombreux à quitter la profession, les conditions de travail ne suffisent plus à attirer la relève en assez grand nombre.

Résultat : l’élastique est étiré au maximum et combler les vacances devient un véritable casse-tête.

Plutôt que de joindre sa voix à celles de ses paramédics en grève, à bout de souffle, tannés de ne jamais pouvoir manger à l’heure ni finir à l’heure, qu’on ne prenne pas au sérieux les risques à la santé psychologique, l’entreprise a choisi de s’en prendre aux vacances des salarié-es. L’employeur a refusé de considérer les solutions de rechange proposées par le syndicat.

« Actuellement, l’employeur devrait avoir une priorité, s’assurer que les négociations sur les conditions de travail de ses paramédics progressent. Montrer qu’il peut être le meilleur employeur possible pour les jeunes qui cherchent à entreprendre une carrière d’avenir. Il tire dans sa chaloupe en imposant des mesures aussi drastiques, qui toucheront particulièrement les moins anciens : bravo pour l’incitatif au recrutement ! », explique Patrice Girard, le président du syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière.

La convention collective des paramédics est échue depuis maintenant deux ans. Le Conseil du trésor refuse les propositions syndicales, dont celle de réévaluer dès maintenant les salaires pour qu’ils soient à la hauteur de ceux offerts dans les autres services d’urgences et autres professions qu’ils côtoient au quotidien dans les hôpitaux.

Les paramédics veulent des solutions qui leur permettront de terminer leur quart de travail à l’heure prévue et de manger à l’heure. Ils veulent des mesures leur assurant une meilleure santé psychologique. La fermeture d’esprit du gouvernement face à ces revendications, avec la complicité des employeurs, est perçue comme un manque de respect envers les paramédics et un manque de reconnaissance des sacrifices qu’ils doivent faire chaque jour.

Le SPLL–CSN représente 300 paramédics dans les Laurentides et Lanaudière.

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


27 janvier 2023

Québec forme un «groupe d'action» interministériel sur la langue française

Le gouvernement Legault annonce la formation d'un «groupe d'action» interministériel sur la langue française, pour trouver des moyens de freiner le « déclin » de la langue au Québec. Le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, en a fait l'annonce vendredi matin en marge du caucus présessionnel de la Coalition avenir Québec (CAQ) à ...

27 janvier 2023

Dubé justifie le recours au privé pour des employés d'organismes publics

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a justifié jeudi le recours par des organismes publics à des services médicaux privés pour leurs employés. Il réagissait aux révélations selon lesquelles Hydro-Québec et Investissement Québec payaient pour des téléconsultations en médecine privée, afin d'éviter que leurs employés perdent leur temps à ...

26 janvier 2023

Le Parti libéral du Québec n'est pas pressé d'élire un nouveau chef

Le Parti libéral du Québec (PLQ) prendra son temps avant d'élire un nouveau chef. C'est ce qu'a affirmé, mercredi, le président du PLQ, Rafael P. Ferraro, en mêlée de presse à Lac-Beauport, où se tient le caucus présessionnel de sa formation politique. « Je ne pense pas qu'on est pressé », a-t-il dit, rappelant que la dernière course à la ...