Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ligne d’interconnexion

Les audiences pour sauver un projet d’Hydro-Québec au Maine commencent aujourd’hui

durée 12h00
10 mai 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

La Cour suprême du Maine entendra, mardi après−midi, les arguments des défenseurs et des opposants au projet de ligne d’interconnexion d’Hydro−Québec dans l’État américain. 

Le projet de 336 kilomètres qui traverserait le Québec et le Maine pour acheminer de l’électricité vers le Massachusetts a été rejeté à 59 % par les citoyens du Maine lors d’un référendum en novembre dernier. 

L’avenir du projet est maintenant entre les mains de la Cour suprême du Maine qui devra déterminer si le résultat du référendum est inconstitutionnel, comme le prétendent Hydro−Québec et son partenaire, NECEC. Les travaux sont suspendus depuis la mi−novembre.

Hydro−Québec et NECEC estiment que le projet, dont la construction a commencé au début de l’année 2021, dispose d’un droit acquis. NECEC a déjà dépensé près de 450 millions $ US, ce qui représente 43 % des coûts anticipés, selon des documents déposés devant les tribunaux.

NECEC a l’obligation contractuelle d’avoir complété la ligne d’ici le 23 août 2024, mais pourrait repousser ce délai d’un an moyennant une pénalité de 10,9 millions $ US. Le projet devait originalement être complété à la fin de l’année 2022.

Malgré les revers rencontrés par le projet, la présidente et directrice générale d’Hydro−Québec, Sophie Brochu, croit toujours en ses mérites. «Il y a un bout de ligne de construit, et, moi, je pense qu’il y a une ligne qui va se construire. Ils [en] ont trop besoin», avait−elle dit en commission parlementaire la semaine dernière.

Si la société d’État ne parvient pas à réaliser son projet, Hydro−Québec estime qu’elle devra inscrire une charge de 536 millions $ à ses résultats, selon son rapport annuel publié en mars. Le contrat devait également rapporter près de 20 milliards $ de revenus sur 20 ans. Il réduirait les gaz à effet de serre de 3 millions de tonnes métriques, l’équivalent d’enlever 700 000 voitures de la route.

L’avis émis dans le rapport annuel ne tient pas compte des dépenses électorales de 22,3 millions $ US, l’équivalent de 28 millions $, faites par Hydro−Québec, selon des données du commissaire à l’éthique du Maine.

En 2019, Hydro−Québec avait également enregistré une charge de 46 millions $ pour l’abandon du projet de ligne Northern Pass, qui devait acheminer l’électricité du Québec vers le Massachusetts, en passant par le New Hampshire. 

La Cour suprême du Maine se penchera en même temps sur une autre cause déterminante pour le projet. Des permis pour une portion de la ligne de 1,6 kilomètre sont également contestés. Un juge de la Cour supérieure du Maine avait invalidé les permis en question accordés par le gouvernement en 2014. Le jugement est en appel. 

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Le premier projet de loi budgétaire de Carney est promulgué

Le premier projet de loi budgétaire du premier ministre Mark Carney est désormais entré en vigueur, marquant une étape importante pour le gouvernement libéral minoritaire. La loi d'exécution du budget, le projet de loi C-15, a reçu jeudi soir la sanction royale après que le Sénat eut donné son accord définitif sur le texte. Le projet de loi a ...

Publié le 26 mars 2026

L'OTAN affirme que le Canada respecte la cible de dépenses en défense de 2 %

Le Canada a enfin respecté un engagement clé de l'OTAN en consacrant environ 2 % de son PIB à la défense au cours du dernier exercice financier, soit 63,4 milliards $, selon l'alliance militaire. Le rapport annuel 2025 du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, confirme que le Canada a atteint ce niveau de dépenses pour la première fois depuis ...

Publié le 26 mars 2026

L'ex-ministre caquiste Éric Caire quitte la vie politique

L’ex-ministre caquiste et député de La Peltrie, Éric Caire, annonce qu’il ne sollicitera pas d’autre mandat après 19 ans de vie politique. «Il est difficile d’arriver en politique. Il est tout aussi difficile d’y durer. Le plus difficile demeure toutefois d’en sortir. À la fin de ce mandat, j’aurais cumulé vingt-sept ans de militantisme actif au ...