Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Québec

Pierre Reid: un directeur général des élections sans véritable mandat

Pierre Reid: un directeur général des élections sans véritable mandat
Photo: La Presse Canadienne
durée

Malgré la proximité d’élections générales, le gouvernement Legault n’a pas pris la peine de s’assurer que le Directeur général des élections (DGEQ) ait les coudées franches pour effectuer son travail en toute sérénité, au moment où il en aurait le plus besoin, soit dans les mois précédant la campagne et lors de la tenue du scrutin du 3 octobre.

En 2015, l’Assemblée nationale a nommé Pierre Reid au poste de Directeur général des élections, pour un mandat de sept ans, qui a pris fin en juin dernier.

Deux mois plus tard, alors qu’il doit superviser le bon déroulement de la campagne électorale, M. Reid ne sait toujours pas à quoi s’en tenir. Son mandat sera-t-il renouvelé? Sera-t-il remplacé par quelqu’un d’autre? Nul ne le sait.

Cette situation inusitée crée un certain malaise chez le principal intéressé. «J’aurais aimé qu’on me renouvelle (mon mandat) avant» la prochaine campagne électorale, affirme M. Reid, en entrevue récemment à La Presse Canadienne.

Mais cela n’a pas été le cas, même si M. Reid dit avoir signifié son intérêt «aux autorités» gouvernementales pour obtenir un renouvellement de mandat, au cours des derniers mois. Le message a donc été transmis, mais n’a pas eu de suite.

M. Reid, qui est âgé de 69 ans, n’a pas l’intention de prendre sa retraite de sitôt, toujours animé du feu sacré pour toutes ces questions touchant l’encadrement de l’exercice de la démocratie et du droit de vote. 

Son souhait le plus cher: qu’on lui confie un second mandat de sept ans. «La passion est là», résume-t-il, intarissable quand on le questionne sur tous les sujets reliés à son poste.

La suite des choses dépendra cependant de la proposition du prochain gouvernement, qui devra être entérinée par les partis d’opposition. Le DGE fait partie des cinq personnes dont la nomination doit obtenir l’adhésion des deux tiers des parlementaires, pour éviter toute brèche à leur indépendance.

Si les élus lui préfèrent un autre candidat, il ne cache pas qu’il ne sautera pas de joie. «Je vais être déçu, car je veux vraiment poursuivre» ce travail qui le passionne.

Entre-temps, malgré l’incertitude ambiante quant à son avenir immédiat, M. Reid n’a pas l’intention de s’empêcher de prendre au cours des prochaines semaines toutes les décisions requises pour assurer le bon fonctionnement de la campagne électorale.

«Si j’ai des décisions à prendre dans les prochaines semaines ou d’ici l’élection, que ça fasse ou pas l’affaire de certaines personnes, moi, ça ne me dérangera pas», assure-t-il, bien décidé à assumer pleinement ses fonctions jusqu’au bout, quelle que soit l’échéance. 

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Projets pédagogiques particuliers: Sonia LeBel revoit les critères de sélection
Publié à 12h00

Projets pédagogiques particuliers: Sonia LeBel revoit les critères de sélection

À compter de la rentrée 2027-2028, les écoles primaires ne pourront plus utiliser les résultats scolaires comme mécanisme de sélection pour l'admission à un projet pédagogique particulier (PPP), un profil ou une concentration. Au secondaire, on devra viser à «réduire ou éliminer» les critères fondés sur la performance scolaire et ...

Québec revoit à la baisse son budget climatique et priorise l’adaptation
Publié à 9h00

Québec revoit à la baisse son budget climatique et priorise l’adaptation

Québec diminue les dépenses allouées à la lutte au changement climatique pour les prochaines années, mais augmente le financement consacré à l'adaptation climatique, selon la mise à jour du Plan pour une économie verte 2030 (PEV), publiée jeudi. Le Plan de mise en œuvre 2026-2031 du Plan pour une économie verte 2030, donc la mise à jour ...

Québec relance le PEQ: entre 8000 et 12 000 candidats admissibles
Publié hier à 9h00

Québec relance le PEQ: entre 8000 et 12 000 candidats admissibles

Tel que promis par Christine Fréchette, le gouvernement caquiste relance le PEQ, le Programme de l'expérience québécoise, un programme d'immigration très populaire qui avait été fermé en novembre 2025 dans la controverse. Entre 8000 et 12 000 personnes pourraient être admissibles et il n'y aura pas de plafonnement, selon le ministre de ...