Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Santé

Québec pourrait adopter le consentement présumé en matière de don d'organes

durée 08h00
27 avril 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le Québec pourrait adopter un important changement de paradigme en matière de don d’organes. Plutôt que de devoir quérir une preuve de consentement d’un patient décédé, on présumerait de son statut de donneur jusqu’à preuve du contraire.

Cette manière de renverser le fardeau vise à augmenter le nombre de donneurs et de prélèvements. La Nouvelle-Écosse est devenue la première province canadienne à adopter cette pratique en janvier 2021 et le nombre de dons a effectivement connu une forte hausse.

De manière concrète, les Québécois qui ne veulent pas que l’on prélève leurs organes auraient la responsabilité de signifier leur refus en signant un autocollant au verso de leur carte d’assurance maladie ou en s’inscrivant au registre des refus de consentement.

Le projet de loi 194 proposant la «Loi instaurant une présomption de consentement au don d’organes ou de tissus après le décès» a été déposé mercredi par le député de Frontenac, André Fortin. Le porte-parole libéral en matière de santé avait déjà soumis le même texte législatif en 2019, mais le gouvernement n’avait jamais soumis le document aux parlementaires.

«C’est une mesure qui est réclamée par beaucoup de patients qui attendent un don d’organes, a souligné M. Fortin. C’est un projet de loi qui est simple à comprendre, simple à adopter et il semble se dégager un consensus des différents partis.»

Cette fois, André Fortin croit que le projet de loi ira de l’avant puisqu’il estime avoir l’appui du ministre de la Santé, Christian Dubé. Ce dernier a d’ailleurs confirmé son intérêt en mêlée de presse.

«Le sujet est très important. Un peu comme l'aide médicale à mourir, c'est un projet qui devrait être prioritaire», a commenté le ministre en proposant de l’inscrire au programme de l’automne.

«Si on peut améliorer la possibilité pour les patients d'avoir des dons d'organes, je pense qu'on devrait travailler ça de manière non partisane», a-t-il ajouté en faisant à nouveau référence aux travaux menés en collégialité dans le dossier de l’aide médicale à mourir.

Dernier mot aux proches

Comme c’est le cas actuellement, le dernier mot revient aux proches du défunt avant que l’on procède ou non au prélèvement d’organes. Cette prérogative demeurerait en vigueur sous la nouvelle loi proposée.

«Oui, les gens de la famille devraient pouvoir continuer de signifier une conversation passée qu’ils ont eue avec la personne décédée ou leur opposition, soutient M. Fortin. La famille peut toujours signifier son opposition.»

Selon lui, le travail de sensibilisation revient en partie aux équipes médicales. «C’est là que l’importance d’avoir des professionnels de la santé bien outillés pour parler aux familles devient encore plus grande», croit-il.

Ce veto accordé aux proches est aussi la raison pour laquelle on encourage fortement les gens à discuter de leur volonté en matière de don d'organes avec leur entourage.

Selon les données de Transplant Québec pour l'année 2022, 171 donneurs ont permis de prélever 584 organes qui ont bénéficié à 483 personnes.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Ugo Giguère, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

Hydro-Québec pourrait atteindre ses cibles d'investissements plus tôt

Le premier ministre fédéral, Mark Carney, laisse entendre qu'Hydro-Québec pourrait bien atteindre ses cibles d'investissements prévues d'ici 2035 plus rapidement grâce à un crédit d'impôt du gouvernement du Canada. «Ça change les économies, les rendements pour Hydro-Québec et c'est un grand incitatif pour accélérer cet investissement», a dit ...

Publié à 9h00

Ottawa a dépensé plus de 800 millions $ en contrats liés à l'IA

Ottawa a dépensé plus de 800 millions $ dans les technologies d'intelligence artificielle (IA) depuis 2023, selon des données fournies par le gouvernement fédéral. Ce montant comprend deux contrats déjà annoncés: un contrat de service public de 350 millions $ avec Dayforce visant à remplacer le système de paie Phoenix, en proie à des difficultés, ...

Publié hier à 15h00

Violence faite aux femmes: Le projet de loi «Gabie Renaud» est déposé

Le gouvernement Fréchette vient de déposer le projet de loi «Gabie Renaud» afin de permettre aux femmes de connaître le passé violent de leur conjoint. La pièce législative prévoit qu’une personne «qui a des préoccupations concernant le risque que peut présenter un partenaire intime, peut présenter une demande de renseignements». L’idée de ...