Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Risques de dérapages

Violence à l'école: des lacunes identifiées dans le projet de loi 47

durée 12h00
31 janvier 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Bien qu'ils reconnaissent l'importance de protéger les élèves contre la violence, des groupes étudiant le projet de loi 47 ont recommandé mardi de le modifier afin d'éviter certains dérapages.

La pièce législative, présentée le 6 décembre dernier par le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, obligerait notamment les centres de services scolaires (CSS) et les établissements privés à se doter d'un code d'éthique. 

Les employés auraient l'obligation de signaler tout «comportement pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou psychologique des élèves» au ministre, qui pourrait déclencher une enquête.

Ces gestes répréhensibles resteraient au dossier du fautif. Ils ne pourraient pas, en vertu de clauses d'amnistie, disparaître après quelques mois ou quelques années, comme c'est le cas actuellement.

L'initiative du ministre fait suite à un rapport d'enquête sur les inconduites sexuelles et les comportements inadéquats dans les écoles qui démontrait qu'elles étaient mal outillées pour faire face à ces situations.

Mardi, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a plaidé que l'expression «comportement pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou psychologique des élèves» était «beaucoup trop large». 

Sa présidente, Mélanie Hubert, s'est inquiétée qu'on «noie le poisson» en ouvrant la porte «à toutes sortes de situations».

«Par exemple, une enseignante, qui, sur la cour d'école, pendant qu'elle surveille, de loin, quelqu'un la verrait en train de tirer un élève par la manche ou le capuchon du manteau, on entendrait des cris. 

«Évidemment, tous ces éléments-là peuvent être des comportements répréhensibles. (...) On pourrait dire: "Moi, ça me fait craindre pour la sécurité des élèves" (...) et là, (...) ça reste dans le dossier, ces informations-là sont communiquées», a-t-elle illustré.

Selon Mme Hubert, ce n'est pas nécessairement ce type de comportements «qu'on veut viser en tout premier lieu».

Il est au contraire important de ratisser large, a rétorqué Bernard Drainville. «C'est raisonnable, Mme Hubert, de dire: "On va protéger nos élèves contre tout comportement qui fait poser un risque pour la sécurité"», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, la FAE critique l'idée de devoir signaler une situation directement au ministre. «Pour nous, cette centralisation-là de toutes sortes de situations-là vers ministre, ce n'est peut-être pas ce qui est souhaitable dans notre réseau.» 

M. Drainville a défendu sa mesure, en disant que des situations faisaient parfois l'objet d'articles de presse.

«Si la situation est sérieuse, semble crédible, je dois pouvoir demander à quelqu'un de vérifier les faits ou éventuellement de déclencher un comité d'enquête pour pouvoir, ultimement, si la preuve est fondée, suspendre ou révoquer le brevet (d'enseignant)», a-t-il affirmé. 

Un employé qui dénonce une situation au ministre doit être protégé, avait plus tôt fait valoir la présidente de l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire (AMDES), Kathleen Legault. 

«Il faut qu'il y ait un mécanisme qui garantisse la confidentialité et que les personnes qui dénoncent soient protégées contre les représailles», a-t-elle dit.

L'AMDES, l'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) et la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDEE) ont réclamé que le projet de loi 47 s'applique aussi aux élèves adultes handicapés. 

Le ministre Drainville leur a répondu qu'il serait probablement possible de faire cette modification. Les consultations particulières sur le projet de loi 47 se poursuivent mercredi.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h07

Dubé est bienvenu mais à certaines conditions, dit Legault

L'ex-ministre Christian Dubé est bienvenu à la Coalition avenir Québec (CAQ), mais à certaines conditions. C'est ce qu'a laissé entendre le premier ministre sortant François Legault, mardi, en marge d'une annonce économique à Beaupré. Ancien ministre de la Santé et homme de confiance de M. Legault, M. Dubé a claqué la porte du parti en ...

Publié à 16h00

«Aucune chance» de prorogation du Parlement, assure Mark Carney

OTTAWA — Le premier ministre Mark Carney affirme qu'il n'a absolument pas envisagé de proroger le Parlement dans l'éventualité où son gouvernement obtiendrait une majorité parlementaire lors d'une série d'élections partielles à venir. S'exprimant mardi lors d'une conférence de presse à Wakefield, en Outaouais, le premier ministre a déclaré que ...

Publié à 12h00

Le PLQ a rattrapé le PQ dans les intentions de vote, selon un nouveau sondage Léger

Le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) seraient désormais à égalité dans les intentions de vote, si l'on se fie au plus récent coup de sonde de la firme Léger. Lors du sondage Léger-Québecor mené du 20 au 22 mars, le PQ de Paul St-Pierre Plamondon et le PLQ de Charles Milliard ont tous deux récolté 33 % des appuis chez les ...