Projet de loi 78
Québec légifère pour renforcer le système d'aide juridique
Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a présenté mercredi le projet de loi 78 visant à renforcer le système d'aide juridique.
Il donne ainsi suite à l'entente survenue en juin dernier avec le Barreau du Québec, ainsi qu'aux recommandations formulées par le Groupe de travail indépendant sur la réforme de la structure tarifaire de l'aide juridique.
Le projet de loi vise notamment à améliorer l'accès à l'aide juridique pour les citoyens qui souhaitent porter en appel un jugement en matière criminelle et pénale, et pour ceux qui sont poursuivis pour des infractions de moindre gravité.
Dans les deux cas, les critères d'admissibilité seraient élargis.
De plus, un avocat ayant pris un mandat d'aide juridique pourrait dorénavant se faire représenter par un autre avocat, même s'il provient d'un autre cabinet, afin de faire cheminer le dossier plus rapidement et efficacement.
Le projet de loi propose enfin de revoir le processus de négociation des tarifs juridiques, pour que les avocats soient représentés par une nouvelle association qui n'est pas un ordre professionnel dans le cadre des négociations.
En conférence de presse à l'Assemblée nationale mercredi, M. Jolin-Barrette a parlé de l'importance d'inciter les avocats en pratique privée à prendre des mandats d'aide juridique.
«On a travaillé (...) pour identifier comment est-ce que la tarification devait être basée pour que ça soit le plus efficace possible, puis aussi pour que les avocats soient intéressés à prendre des dossiers qui sont plus complexes», a-t-il expliqué.
«Les Québécois, peu importe leurs revenus, doivent pouvoir faire respecter leurs droits et avoir accès à des services de justice qui répondent à leurs besoins.
«L'aide juridique constitue un pilier de notre système de justice et ce projet de loi contribue aux efforts que nous déployons pour le rendre plus efficace, plus accessible et surtout plus humain», a-t-il également déclaré dans un communiqué.
L'aide juridique est un service juridique public offert gratuitement ou moyennant une contribution aux personnes financièrement admissibles qui en font la demande.
Il s'appuie actuellement sur le travail de 475 avocats permanents de l'aide juridique, ainsi que sur celui des 1700 avocats de la pratique privée qui prennent des mandats d'aide juridique.
Environ 200 000 demandes d'aide juridique sont acceptées chaque année.
Caroline Plante, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE
Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE
L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE